‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 582 sur 596 · LEQUEL · texte numérisé non relu

LEQUEL

raire qui s'avisera de lui faire une de ces injures pour qui un honnête homme doit périr. - D. Juan, III, 3.

C'est un supplice, à tous coups,

Soui qui cet amant expire. - SicU., se. 8.

Vous avez des traits à qui fort peu d'aulrcs ressemblent.

Ibid. , se. 11.

Tai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques. . . de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies. - Fourb. de Scap., 1,2.

Ma foi! Seigneur Ârgan te, voulez-vous que je vous dise? L'éducation des enfants est une chose à quoi il faut s'attacher fortement.

Ibid., II, 1.

Ce que je vois de plus redoutable dans ces sortes d'affaires, c'est ta puissance paternelle, auprès de qui tout le mérite ne sert de rien.

Ibid., III, 1.

8^ Lequel, complément indirect remplacé par où.

* Voir Où, pronom, remplaçant kqt^d, complément indirect.

9® Lequel, remplacé par quel.

* Voir Quel, pour lequel.

«Lequel, laquelle, Gee pronoms au nominatif, tant singulier que pluriel, sont rudes, pour l'ordinaire, et Ton doit pluslost se servir de qui.j» Cependant, pour éviter Téquivoque, on emploiera lequel dans des phrases comme celle-ci : trC^est un effet de la divine Provicrdence , qui est conforme à ce qui a esté prédit, r» Qui ett conforme, est-ce Teffet ou la Providence? Pour ôter le doute, dites : v Lequel e$t conforme, j»

tt On se sert aussi de ce pronom au nominatif quand on commence quelque narration considérable; par exemple : «Il y avoit à Rome un ^and Capitaine, lequti, par le comfr mandement au Sénat, etc.» Je dis qu'en cet endroit lequel est beaucoup plus fort que ne seroit qui, et j'ay remarqué que mesme à la Cour, où il semble que lequel ne devroit pas estre si bien reçu , on en use d'ordinaire en de semblables rencontres. Je ne voy ny homme ny femme qui, racontant quelque chose, ne die par exemple : «C'estoit un homme, vUqud, etc.; c'estoit une femme, laquelle, etc.?) plustost que qui, et de mesme au pluriel.

(r Je n*ay parié que du nominatif, parce qu'aux autres cas il n'y a nulle rudesse à en oser, si ce nest lorsque l'on peut se servir de qui, de quoy, de que et de dont, au lieu de duquel, à^auquel, de lequel à l'accusatif, et ainsi du fénunin et du pluriel.» Suivent des exemples. — Vaugelas dit, en terminant :

ff Au reste, qui pour lequel se met en tous les cas, en tous les genres et dans tous les nombres; mais, hors du nominatif, il ne se met jamais que pour les personnes, à l'exclunon des animaux et des choses inanimées. Quoy, au contraire, ne se met jamais pour lequel quand on parie des personnes, mais seulement quand il s'agit des animaux et des choses inanimées, et s'accommode à tous les genres et à tous les nombres. Et que, à Faccusalif, se met pour lequelle, laqnel, leiqueh, lesquelles, de quoy que ce soit que Ton parie sans exception, et il est indéclinable.» - VàUGELis, édit. Cha^sang, 1, p. S07-909.

/il.

644 LÈSE-FAGULTÉ — LÉSINE

Ni Th. Goraeiile, ni rAcadémie française, dans leurs Obêervatûmê tur VaugtUu, n*admettent qu*on doive dire, dans les phrases qu^il donne pour exemples : «Il y avoit â Roœ un grand Capitaine, lequel, etc.; c'était un homme, lequel, etc.» Il faut qui dam ca exemples. - Vaugblas, édit. Chassang, I, p. 909-aio.

LÈSE-FAGULTÉ.

C'est. . . un crime de lèsefocuké. - Mai imag.j UI, 5.

Vous n^estes plus criminelle Si ce n^est de leze-amoun; Mais, ma foy, vous estes tdle Que vous le serex tousjours.

Sarasih, GEuvr,, i656 : Poésiee, p. 119 (A MT* de LonguemUe).

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