LIBERTIN
Cependant que ce généreux Piince (Louis XIV) occupe tous ses soins à maintenir la Religion , Mobere travaille à la destniire ; le Roy abat les temples de Theresie, et Molière esleve des autels à Timpiété, et autant que la vertu du Prince s^eflforce d*establir dans le cœur d|e ses sujets le culte du vray Dieu par Texemple de ses actions, autant Tbumeur libertine de Molière tascbe d^en ruiner la créance dans leurs esprits par la licence de ses ouvrages.
De Rochbhoiit (? BiRBiia d'Aucour), Observ, sur le Fe$tin de Pierre, i665; Genève, Gay, 1869, p. 6.
C*est par. . . degrez que Molière a fait monter Tatheisme sur le tbeatre; et après avoir respandu dans les âmes ces poisons funestes qui estouffent la pudeur et la honte ; après avoir pris soin de former des coquettes et de donner aux filles des inslruclions dangereuses; après des Escoles fameuses d^impureté, il en a tenu d*autres de libertinage, et il marque visiblement dans toutes ses pièces le caractère de son esprit ; il se moque égdement du paradis et de Tenfer.
Id., ibid., p. 9-10.
Vous sçavez. Messieurs, combien la jeunesse est libertine, et le peu d^authoritë que les parents ont sur leurs enfans. - FuRRiàius, Rom, bourg., bibl. elzév., p. 195.
Il y en a bien qui croient , mais par superstition ; il y en a bien qui ne croient pas, mais par Ubertinage, - Pascal, Pèmée»,
À-t-on jamais jugé de Tautoritè de quelque livre que ce soit par des raisons si légères ? Mais c^est que TEcriture est un livre ennemi du genre humain ; ... il faut qu'il périsse, et, à quelque prix que ce soit, il doit estre sacrifié au libertinage,
BossuBT, HisU wUv,, in-&^ 1681, p. &i5 ; - Cf. b., ibid,, p. 389-390 et a 9 9.
L*homme est libre à écouter la prédication ; il est donc libre à se donner à luymesme ce par où la grâce luy est donnée, et par là les libertinM sont contens.
Id., Hist, de» Var,, 9 in-&% 1688; I, p. 5oi ; - Cf. Id., Avert, aux Proteet», in-A', 1689-1691 ; VP, S 80, p. 736.
0 Dieu, quelle patience faut-il pour entendre dire des choses si fausses, et si avantageuses non-seulement aux Sociniens, mais à tout le reste des libertine et des impies!
Id., Hiët. Univ., p. A96; - Cf. Id., Hi$t. dee Var., I, p. Û98, 699; - Atert. aux Proteet., in-/i% 1689-1691; I, S i5, p. 97; I, S 19, p. 38; VP, S 6, p. 639; VP, S 11, p. 6û4-6/i5.
Il y a des hommes qui attendent à être dévots et religieux que tout le monde se déclare impie et libertin. - La Bbut., II, p. 939.
Deux sortes de gens fleurissent dans les cours,. . . les libertine et les hypocrites; ceux-là gaiement, ouvertement, sans art et sans dissimulation; ceux-ci finement, par des artifices, par la cabale. - lo., ibid., p. 9/17.
a|e Voir ci-dessus, p. 679, au mot incliner à. . ., une citation de Besançon.
irCe mot signifie quelquefois une personne qui hait la contrainte, qui suit son inclination, qui vit à sa mocle, sans s'écarter néanmoins des règles de Thonnesteté et de la vertu. Ainsi Ton dira d'un homme de bien qui ne sauroit se gêner et qui est ennemy de
tout ce qui s'appelle servitude : il est libertin Une honneste femme mra d'elle-mesroe ,
jusqu'à s'en faire honneur : je suis née Ubertine.n
BouHOUBS, Rem. nouv. sur la lang. franc., 1689, p. 389.
tr Je veux croire que les honnestes femmes que voit le P. Bouhours parlent de la sorte. Mais pour celles que j'ay hantées, je ne leur ay jamais ouï dire qu'elles fussent libertinee.n
MiRAGB, Obeerv,, II, p. 907.