‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 586 sur 596 · LIBERTIN · texte numérisé non relu

LIBERTIN

Libertin, libertinage, libre en pensées, liberté de penser; indépendant, indépendance d'esprit, non seulement en religion, mais en toutes choses.

ggo Je sais que, pour punir son amour libertin^ Je n'ai qu'à laisser faire à son mauvais destin.

Éc. deê Fem.^ m, 5.

3i& Mon frère, ce discours sent le libertinage. - Tart.^ I, 5.

3ao Cest estre libertin que d avoir de bons yeux. - Ibid.y Und.

53& Je le soupçonne encor d*étre un peu libertin, - Ibid,^ U, 9.

1 6a 1 Laissez aux libertins ces sottes conséquences. — Pnd.^ V, i.

Si vous no croyez rien, vous avez vos raisons; mais il y a de certains petits impertinents dans le monde, qui sont libertins sans saToir pourquoi, qui font les esprits forts, parce qu^ils croient que cela loir sied bien. - D. /tian, I, 9.

Vous Mvei ma paresse, mon humeur lAertimê, - Maui., Lettr. à Mme.

Tous les autheurs qu*îl a leus sont ou schismatiques, ou heredqoes lomiefe, oo Ubtrtmi > que j*appeUe hérétiques fourrei.

Li P. GAïAsst, Rêdu dm Aeeà., i6ia, p. 6ol

Ubertùity c^est comme qui diroit apprentifs de Tatheisme.

I»., Docfr. evr., 1696, p. 36; - Ct Ift., ML, p. 683» 697, S19.

La liberté de Toïpnt,. . . qui est la liberté de CaiTin, la liberté de Jeauie de Navarre, la liberté de nos athëistes,. . . s*appe1le plus clairement lihertmagê. Quand Luther coofessoit qu^il y a dans respril de Tbomme de la liberté « il disoit vny; mais quand, par le mot de liberté, il entendoit le hher^magt^ il disoit très mal

I»., ibii^y p. 681 et 68a; - Cf. I»., Und^^ p. 679, 85o.

Je ne réplique point ; ^xhis êtes bonne et sage. Mais ^ïHis nsquei beaucoup par ce liberiimmgt : Votre père défend qu*on tous laisse sortir.

Bois-RoauT, Apparwmeeg trmmpeum», K 3.

Pour le lieu, il y a encore phis d*étendne, ou, à tous voulet sonfirir ce mot* plus de lAtrhmmgt encore que dans .¥fiUl«. - Coax., Exmwu Je Qitmuire.

Ce ferait un ^rand miracle, si fautre deTenoît riche, de rhameor nonchalante et hhtrtim dont il est, - Stsaiis, .VMir.yhaiif., i656; 3* *\o«v., P- 73.

Que ces lihertmt me de^plaisent I

Soit qu'ils parient. Mit qulls jie taisent «

Ib sça^ent tout , ils ont tout «eu.

GoHairLT. Épigr., in-is « 1657, p. 91-

i>n d(Mt cniîndiv le Ciel . et jamais tiwrrû

N'a iait en(\¥r. dit-<ko, qu*une mètbante fio. - Ta. Cokc.« D. JmMM, I, a.

Oh ! ju<iqu\Hi xiHts pou^fsFei %%4re humeur hèerîUe!

Je ne ^\mis CT\n\»$ p«^ impie en roeJecine. - !»., âWL» III, 1.

Moti^ a«ait dit : rVous a«^ rime liàeo MoéantCLv

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