‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 65 sur 596 · DÉTACHER (SE) — DÉTERGER · texte numérisé non relu

DÉTACHER (SE) — DÉTERGER

1073 Et cet homme est Monsieur que je vous détermine  voir comme Tépoux que mon choix vous destine.

Fem. sav.y III, k.

Cette bouche n^a été deitinée que pour votre louange.

D^BFi, L'Aêtrée, 1616, II, p. i5i ; - Cf. 1d., t^^ Ut p. 88.

M. de Bnllion est destiné chancelier de la petite Reine. - Malh., III, 680.

II n*avoit jamais rien veu de plus beau que cette femme, et il se sentoit de$Unê pour faimer - Sigrais, Nouv. franc,, 1666; i'* Nouv,, p. 66.

Il faut que cette femme ait été deitinée pour faire mon tourment.

Id., ibid.fft, 69.

i'i97 Quel cours infortuné

A ma funeste vie aviez-vous deetinif - Rac, Bérénice, V, l\.

Pour me la procurer, c*est lui que je destine,

Mo5TFLBURT, Fem, jHge et part, , II, 1.

Charles Martd, deetiné à les réprimer (les Maures) s'estoit élevé en France.

BossuBT, Hist, univ,, in-6°, 1681, p. i^i-iAa.

U n*y a plus qu'un peu de temps à l'attendre (le Rédempteur), et les temps dettinêz à cette attente sont dans leur dernier période. - Id., ibid,, p. 969.

Pourquoy TEglise deetine-t-elle un jour particulier à la commémoration de tous les Fidelles trespassez? — Pour leur procurer un soulagement genertd.

Id., Catéch, dee Fettêt, in-ia, 1687, p. 116;- Cf. Id., Hist, univ,, y, 919, 91&, 996, â6i ; - Catécli, de Meaux, in-i9, 1687, p. 179; - Hist, dee Var,, 3 in-/i% 1688; I, p. 899, etc.

Ma flUe , en ce moment vous voyez devant vous

Celui que je vous ai destiné }^ut époux. - Regrard, Légat, univ,, 1,7.

DÉTACHER (Se), se déchaîner.

869 Et son jaloux dépit, qu'avec peine elle cache,

En tous endroits, sous main, contre moi se détache,

MisarUh.j III, 3.

1 Que Belione et Mars se détachent.

Et de leiu*s cavernes arrachent Tous les vents des séditions. - Malb., I, 197.

Détbrger.

Cest un petit clystère . . . beuin,beuin. . . Prenez, prenez. Monsieur, c est pour déterger, pour déterger, déterger. - Pourc, I, 11.

, * Ce terme de médecine ne se trouve ni dans Richelet (1680), ni dans Furetièrc (1690), lu daiM TAcad. (1696); mais Th. Corn. Ta admis, la même année, dans son dictionnaire qtu forme , en quelque sorte , le complément de celui de TAcadémie ; il le traduit : «nettoyer, modifier, emporter les humeurs sales et corrompues w.

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