‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 87 sur 596 · DIFFAMER — DIGNE DE. . . 8S · texte numérisé non relu

DIFFAMER — DIGNE DE. . . 8S

Reste de ces esprits jadb si renommés

Que d*mi coup de son art Molière a dijffafnét. - Dbspb., Sol. X.

Le Parnasse surtout, fécond en imposteurs, ,

Diffama le papier par ses propos menteurs. - Id., Eptlr,, XL

* Joach. Périon et Nicot dérivent diffamer de iva^(uTv. U en vient sans doute , mais r rintermédiaire du latin fama et des vieux mots français yàf?ie, réputation, conservé r TAcadémie française en 169 &, et diffame, déshonneur, qui se trouve encore dans le cot de 1 606.

iFFAHBR, déchirer, dévorer.

169 Hal je suis mort. — Qu'as-tu? — Je vous croyois la bête

Dont à me diffamer ]^ai yn la gueule prête. - Princ. JFbl.y I, 3.

if fi Diffamer, signifie aussi la/tr, gdier, défigurer, B a renversé cette sauce sur mon ûÀi\ il Ta tout diffamé. Il lui a donné du taillant de son épée, et lui a tout diffamé le isage. En ce sens, il est bas.» - Fdritiàbb.

Ce sens, noté par Furetière, a échappé à Richelet (1680) et à TAcadémie (1696). On n trouve cependant plusieurs exemples.

Filles diffaméei de taches au visage. - Guill. Bouchbt, Seréee,

Quelle cruauté peut esgaler celle qui a déshonoré et diffamé la beauté de ton visage? - D'Uari, L'Astrh, i6i4; II, p. 738-789.

U luy fut getté un plein seau d'eau qui luy couvrit toute la personne. 0 1 lasse , ditrelle, je suis diffamée,

fioRiv. DBS PiaiERs, Nouv, Recréât, et Joyeux Dévie; Nouv, XYL

L'affligé Encéphale ,

Qui, saccadé par la bride fatale.

Se sent encor diffamer les côtés

Par deux talons de pointes ergotes. - J.-B. Rousseau, EpUr,

Différence d'une chose k une autre, différence entre une chose et une autre.

78 Et que la différence est connue aisément De toutes ces faveurs qu'on fait avec étude, A celles où du cœur fait pencher l'habitude ! - D. Gare, y I, 1.

* D'Urfé a employé de même la préposition à après Tadjectif différent :

Cette sage fille • . . avoit un dessein bien différent à celuy qu^elle disoit.

VAetrée, 1616, U, p. 781.

Digne de ... , capable de . . .

1693 Quel malheur,

Digne de nous troubler, pourroit-on nous écrire?

Fem, sav,,^^ 4.

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