‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 2)Chapitre 98 sur 596 · II · texte numérisé non relu

II

tarai ■■kl* lATMaAis.

9S MSPIiTE — DISPUTER

Toal moD déplââr, c'ert que tous ne vovci point danser les bonrréei de a jMiv;. .. des ptirsans, des jMvnnDes, nne oreiDe plus juste qne ¥oas, unel^ relé, one éitpiêitkm, enfin j en sois (bOe. - Sér., lY, i8s.

Jaoob Hafl, Ouneni danseur de corde, étoît en Toja^ â Londres. .. Sadiip»et sa fane channoent le poUic - Hamctos, Mém, de Grumu, di. tl

Dispute , discussion.

Noos arions le plus sonvent ditpuU ensemble. — Am, wiiJL^ I, i.

9 On en doote qneBe part est le funeste lieu Que réserve aux damnés la justice de Dieu, Et de beaucoup d^aris la dutpvfe en est pleine. ~ Miui., I, lag.

Un peu aTsnt sa mort, M. Pascal eut qnehjue dufmis avec M. Amanld sur le sujet aes constitutions. - Rac., IV, 53a : Part-Roy.

La fin de ma ditputê n est pas la vaine gloire de dicter, mais la décoavo^ seule de la vérité. - Bnisços, Ln Méiec. à Im eem$mrt, 1677, p. 38.

Quand mesme, dans ces temps, il y auroit de la ditfuU pour quelques annéeS) ce ne seroit pas un embarras.

BossuBT, f/ttl. unie., va-h*, 1681, p. i5Â'i55; - Cf. la., Und,, p. 106, h\* " Confér, atec M. Claude, in-is, 168a ; Aveit., p. 8-9, i3, 353 (Réflex.) î ' HUî. des Var., s in-&% 1688; I, PréL, S 98; I, p. 171, &66; II, d. 9^î 999, 496;-îflr«rl. aiir Proteti., in-6% 1689-1691; I,$a9,p. 7; VI, S 1 p. 667, etc.

4e Voir DiijnUer.

Disputer, discuter.

La vérité de Tastrologie est une chose incontestable, et il n*y a pM sonne qui puisse disputer contre la certitude de ses prédictions.

Am.tnagntf.yUl^ i^

Le G>n8eîl cependant , après avoir longtemp di$puté, demeura en doute.

D*Uipé, L'Aêtrée, 161 4, II, p. 91^'

La chose a bien été trouvée d*assez d^importance pour être dispuiée devant *^ juge. - Malh., n, 58.

547 Vous seule pour Pyrrhus dispuiez aujourd'hui. - Ric, Androm,, II, 9.

L'aiïaire étoit incontestable, et on ne Ta disputée que sur ce que, dans 11 copie,. . • on avoit mis testibus nominatis, - Rac, VI, A 7b : Lettr,

Je ne hais pas à entendre disputer, et souvent aussi je me mêle assez volontiers dans la dispute ; mais je soutiens mon opinion avec trop de chaleur.

La Rochif., I, 8.

Je trouve qu'il est bien plus commode de s'cmpeschcr de disputer, de laisseï croire aux autres ce qu'ils veulent, et de croire ce que l'on veut, que d'entreprendre de contester contre tout le monde , quand mesme on a raison.

M"* DE ScuoéRT, MathUde, 1667, Préf., p. 7.

^ Voir Dispute.

dissection — divertir 99

Dissection : donner une dissection.

Je vous invite à venir voir l'un de ces jours, pour vous divertir, la dissection d'une femme ... — Le divertissement sera agréable. Il y en a qui donnent la comédie à leurs maîtresses; mais, donner tme dmeeion est quelque chose de plus galand. - Mal. imag., Il, 5.

Diversement, différemment.

loSn Mais le sort nous traita nous deux diversement.

Éc. des Mar.y III, 9.

Divertir , écarter, détourner de sa destination , déranger.

906 C'est trop de patience, et je dois en sortir,

Après de si beaux coups qu'il a su divertir. — L'£t , III, i.

1&09 Votre feinte douceur forge un amusement

VouT divertir l'effet de mon ressentiment. - D. Gare, IV, 8.

3o3 Bonjour. — Eh quoi? toujours ma flamme divertie l

FAch.y n, a.

7^2 Viendra- t-il point quelqu'un encor me divertir? — Ibid., III, 3.

Cherchant à divertir cette tristesse, nous nous sommes allés promener sur le port. — Fourb. de Scap., H, 7.

Tu veiu . . . divertir de moy ccluy en qui seul je vis.

D'UiPé, L'ÀMtrée, 161/i, 1, aiH'.

Je ne dis pas que la prudence ne puisse éloigner, divertir, ou amoindrir un peu ces accidents.

Id., ibid.. Il, p. hhi;- Cf. Id., ibid,, I, p. hh\ io3\ 3o3^; II, 721, gai.

8 Quelle heure de repos a diverti mes craintes?- Malh., I, 397.

1^06 Pour divertir le cours de ma mélancolie. - Gorr., La Suiv., V, 1.

Mais il faut divertir Torage qui s^appréte. - Tn. GoR!f., Feint A$troL, IV, &•

Tespéreray pourtant, et croiray que le sort

Se sert de ce moyen pour divertir ma mort. - Rotrou, La Célimène, II, 6.

0 Dieux I Divertissez les sujets de ma crainte.

Id., ibid., III, 6; - Cf. Id., ibid,, III, i.

si35 Enfin pour divertir Tennui qui le possède.

On lui dit que la chasse est un puissant remède.

La Font., VI, p. a/i8 : Adonis.

Aristenet. . . ne me prêche que la vertu, pour me divertir de ma passion.

Perrot d*Arl., Trad. de Lucien»

4c Divertir. Pour ce mot , Nicot renvoie à destourner . . . Gotgrave ne donne pas d'autre >nfl. Eu 1630, le Parallèle de Monet traduit aussi divertir par destourner; mais il est le

IftO DIVERTISSEMENT

|»i\*iiùi»r à Mlineltiv le mot rfwrtrfittfwml, et il le donne avec les deux sens de detUmt iM#Ml 1^1 ik^ «6«4riiifiiMi itmfrû mt dm «m; mais cette dîtfnictîbn n*est ni amusement, |ilaî«ir« cW ttiueutk» wasuttmve avocitîo, abenratio ; qusdam velut animi aui sensui IH'ix'^p^ùiatî^ <^i akftCÙMilîo^.

Ku i6^<>« \lwiel cMfeKT%e« sans k» modifier, ses définitions. Le premier dictionna V4ÙI MM*» Uvtt«i«Mks W Miw itttMWnie «Ml telm dWnt. Oudin, Rech, de$ long, franc, il il Vil^W^ : A<»ti'fti\ <à<fttrécr» ^delMirtMr\ riertmrtf irmHullart (récréer, amuser);... «MrftMMMni. lyyna^ ormiMiU» vamweaieiit. plaisir), iUtmrbo, dhenione (détoumeme

L'U*««kHiik* firançaÎA' ii<>9'i) dit : «AiHfiàr« deftoomer, distraire : Divertkr quelqu' ik' "«» ^KVupalhMi». . . Il simplifie au«À d«eiimivvr, réjouir, récréer. . • D se prend UMU^awc (MTi (»«Hur lecï femme» : Celte femme m éMrtU, c^est-à-dire se gouverne mi

mtiK lo !«tk& plus moderne d'ami&er, nous cîteroos les eiem|rfes suivants :

t^"» rti'urH doiàt de «ton co«té (du c«ké de Moiièfe). et il n\ a que les Poète Km iimulHliiiki qui 1 attaqueuL 5'M^-«n jamab mieux dmrty à b Comédie que uÎH qu'il M à Part;^? U m'a apprtc» à coonoitre les booflbns; je ne vois plus \Hi M^'icarilkti, du» i^auareUes et des Amolplies.

Di LA Cwu, Gmfm c«aL. t664; édit. Gay, p. 3â

Si »^m comique (d» Molière) a plus de charme que le sérieux, pouvet-vous tr ^^T mau>aiti quou «*eu «tnwrCÎMt* - In., ibid,, p. 67.

Moli\iv ^^laûti aaeiex : sou ^nie est folastre;

Il a quoique t<deut |,K»ur le jeu du théâtre,

Kt « (HKir ou hi«4i parler, c'est un bouffon plaisant ,

Qui Mv^-iù le u)oude eu le contrefaisant.

S«v« ^riuiiice«t stmvent causent quelques surprises;

IVultfi »«« pittVt«s sont d*agréables sottises;

Il tvit iiiamais pcH'te et bon comédien;

ll/*«il niy, et, de vray, c'est tout ce qu'il fait bien.

Un, tolyr. ttir le Tort.; dans la Criiiq. dm Tari., 1669; ^^- ^ Genève, 1867, p. 6.

liotuiuo «ui omploy (de Molière) esloil de ditertir, je croy que par fimprom ili^ «(tn tn>pas il a voulu faire rire la médecine, qu'il avoit tant de fois attnsté<r

Bezi5Ç05, Le$ Médec. à la cemsure, in-ia, 1677, p. 5

iMVIsHTISSKMENT.

NoitM avons été jusqu'ici dans un jeûne effroyable de ikeriUsemen

Prie. nJ. , se. 9.

Au |>alnis de la Princesse, il y avoit un assez beau jardin qui esloit le dtrerfû m#N( citî tous les gens de la Cour. - Segrus, Nouv. franc. , 16S6; 5* Nouv., p. I

1 1() Ou TAmour est aveugle, ou bien il n'est pas sage

D'avoir assemblé ces amants.

Ce sont , hélas ! ses direrti$tetnent$.

La Fo5T., IV, p. 39 : Contes, I, 1,

♦ Siimiiiio traduit : «rTay eslé jusqu'icy. . ., je ne me suis point divertie jusqu'icy.o fil . thvliim, de» Prêt,, v" Divertir.

♦ l/AnMlôiuio française (1694) dit: cDivertiitemetUy récréation, plaisir. U se pre |i|ii« oMliiiuiroiiicnt en bonne part.» — Voir Dirertir.

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