L'R,IV
981 Ha! Monsieur, est-ce vous de qui l'audace insigne Met en jeu mon honneur, et fait ce conte indigne ?*
Dép. am., III, 8.
19&5 Car, voyez-vous, la femme est, comme on dit, mon maître, Un certain animal difficile à connoitre, Et de qui la nature est fort encline au mal. - Ibid., IV, 9.
918 Nous sommes à piquer de chiennes de mazettes, De qui le train maudit nous a tant secoués, Que je m'en sens pour moi tous les membres roués. - Sgan. , se. 7.
97 Et de ces blonds cheveux, de qui la vaste enflure
Des visages humains offusque la figure. - Éc. des Mar., I, 1.
46 1 Enfin par votre arrêt vous devez déclarer
Celui de qui l'amour vous semble à préférer. - Fâch., II, i.
Il se faut bien garder de confondre celle-là avec celle-ci. Ce sont deux personnes de qui les mœurs sont tout à fait opposées.
Tari., Préf.
i5oi II court parmi le monde un livre abominable,
Et de qui la lecture est même condamnable. - Misanth., V, î.
5° Dont, représentant toute une phrase, sans être précédé de ce qui la rappellerait.
520 Âh! quel contentement
J'aurois à le tuer! Prenons-en le courage.
— Hay? — Je ne parie pas. Ah! poltron dont j'enrage!
Sgan., se. ai.
55 1 II se rabat soudain, dont j'eus l'âme ravie. — Fâch., II, 6.
736 Et vous irez un jour, vrai partage du diable, Bouillir dans les enfers à toute éternité : Dont vous veuille garder la cc'leste bonté! - Éc. des Fem.> III.
633 Je le trouve honnête homme, et d'un air assez sage.
— Oui; mais il veut avoir trop d'esprit, dont j'enrage.
Misanth. t II, &.
6° Dont, d'où.
Maître Jacques, au bout du théâtre, en se retournant du côté dont il sort. - UAv., V, 2.
* Dont. . . Notez qu'il ne se doit point confondre avec l'adverbe d'où, encore que le vulgaire dise quelquefois : «dont venez-vous?» pour «d'où venez-vous?» - Art. Oddih, Gratn. franc. , i6A5,p. i3i.
Vaugelas, qui, dans le premier paragraphe de sa Remarque sur dont, s'est rappelé Oudin , s'est encore inspiré de lui dans le suivant :
<? Quelques-uns disent encore dont pour d'où, comme : crie lieu dont je viens»; mais c'est très mal parler, il faut dire : «d'où je viens», quoy que ce fust sa vraye et sa première signification, car dont vient de unde. On dit néant moins «ta race, ou la maison dont il est sorty», mieux que «d'où il est sorty, qui toutefois est bon». - Vacgelas, édit. Chassang; II, p. 3i.
7° Dont, employé d'une manière équivoque.
* «Dont : Ce relatif sert au génitif et à l'ablatif singulier et pluriel, et se couche indifféremment pour de qui, duquel, de laquelle, desquels et desquelles, et a meilleure grâce que les précédents; il a beaucoup plus d'estendue, parce qu'il exprime les choses et les