DONZELLE
personnes sans admettre aucune préposition. . . Et qui désire éviter ce qu'il y a de superflu aux autres relatifs peut usurper celuy-cy sans scrupule, mais toujours au génitif et à l'ablatif.» - Art. Oudui, Gram. franc. , i6&5, p. i3o-i3i.
Dans le vers suivant, du Dépit amoureux, dont est équivoque, parce qu'on ne sait s'il est employé dans le sens du génitif latin ou de l'ablatif :
9&7 C'est moi, vous dis-je, moi dont le patron le sait.
Dép. arn., III, 7.
Molière a voulu dire : c'est mot par qui. . . ; mais on pourrait comprendre : c'est moi duquel le patron sait cela.
Vaugelas se montrait si scrupuleux à ne laisser aucune ambiguïté dans le style, que, tout en invoquant d'illustres exemples pour excuser la pbrase suivante, il jugeait qu'il faut fautant que possible éviter cette équivoque», si peu sensible qu'elle soit : k c'est un homme dont l'ambition excessive a ruiné la fortune». Il semble évident que dont a pour antécédent ambition; et cependant il craint qu'on ne le rapporte h fortune,