DOUBLE
Et maintenant que je n'ay pas un doublé rouge, mes faveurs se sont esvanouiet en fumée. - Larrivry, Tromperie*, I, 1.
Ils mettent la félicité du Paradis aux enchères, et vendent tous les biens de l'autre vie. . . pour un double. - Le P. Garasse» Doctr. cur., 169&, p. 891.
Ce voyage me mit au blanc; il ne me resta pas un double de ce que j'avois emporté de chez nous. - Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; III, p. 168.
Pour les habits que nous picorions • . . , il y avoit certains frippiers de cognoissance ausquels nous les baillions à vil prix; mais aussi n'y perdions-nous pas un double. - Id., ibid., III, p. A60-A61.
Il n'y a plus de Philippin pour un double.
Comte de Crahail, Corn, de» Prov., I, 7.
Hol que tu as un grand esprit! tu connois bien un double. - Id., ibid., III, 7.
Il ne luy pouvoit bailler que cinq cens livres en doublée, et le reste en sols.
D'Ouvillb, Contée, 16AÛ, édit. Jouaust, i883; I, p. 9Q9.
16a II cajole des mieux, mais il n'a pas le double. - Cour., Suite du Ment, I, 9.
39 Gens qui ne valent pas un double, Qui veulent pécher en eau trouble.
Lobit, Muze histor., 96 septembre i653.
157 Pay toujours plaint la pauvreté.
— Tenez, voua ma charité, Qui n'est que de quatre ou cinq doublée. - Lorbt, ibid., 16 juin 1659.
Là, l'une mangeoit son potage;
L'autre rôtissoit en secret
Un misérable haran soret,
Avec un morceau de grafrdouble,
Moins qu'on n'en auroit pour un double.
Ricbbr, Ovide bouffon, 1669, p. 545.
Monsieur est libéral, mais il n'a pas le double.
Quiiiault, Mère Coquette, III, 3; - Cf. Id., Lee Rivale*, IV, 3.
Il faut, et sans crainte et sans trouble, Fermer l'oreille aux cris du peuple qui s'émeut, Et faire profiter jusques au dernier double
Au denier quatre, si l'on peut. - Montflbury, Gentilh. de Beauce, II, 5.
Oh ! sans doute la Cour est une grande école.
Tout s'y met bien en œuvre; un double y vaut pistole.
Haute roche, Bourg, de quai., II, h.
Ce pescheur honneste homme et sans aucun talent Eut un fils vertueux , mais sans maille ni double.
Paequin et Marforio, Th. ital., 1701 ; t. VI, p. 617.
Une fugue, en musique, est un morceau bien fort Et qui coûte beaucoup. Nous n'avons pas un double.
Regnard, Fol. am., II, 7.
* Le pont élevé par les administrateurs de l'Hôtel-Dieu , en 1 634 , pour aller de la Cité à la rue de la Bûcnerie, s'appelait Pont au double, parce qu'un piéton payait un double pour le traverser.