Doutez-voue ri c'est ma maltresse elle-même
Corn., Suite du Ment., II, 6.
Les parents de la belle doutèrent longtemps «'ils obéiraient.
La Fort., VIII, p. 5i : Ptyché.
i63i Vos esclaves tremblants, dont la moitié s'enfuit,
Doutent ri le Vizir vous sert ou vous trahit. - Rac, Bajazet, V, 7.
Je doutai s'il (Mazarin) ne me vouloit point disposer par là à me contenter de ce qu'il lui restoit à faire pour moi. - La Rochef., II, 663.
Douter , verbe actif, suspecter,
668 Quoi? Que seroit-ce? — Anselme, instruit de l'artifice, M'a repris maintenant tout ce qu'il nous pré toit, Sous couleur de changer de l'or que l'on doutait. - UÉt., II, 6.
* Douter, dans le sens de redouter, craindre, se trouve assez souvent dans nos anciens textes; le patois du Berry Ta même conservé. Mais dans aucun dictionnaire, dans aucun ouvrage nous n'avons vu d'autre exemple de l'emploi qu'a fait ici Molière du verbe douter.
DOUX, agréable.
89 Tu te moques, Marquis : nous nous connoissons tous,
Et je trouve avec toi des passe-temps plus doux. - FAch., I, t.
1 5 Jamais tu n'as vu journée
De si douce destinée. - Malh., I, a 6.
1 Allex, belle Marquise, allez en d'autres lieux Semer les doux périls qui naissent de vos yeux. - Corn. , X , 1 A3 : Poét. div.
Doux (Le).
* Voir 1 1, p. Aa, n° ta : Adjectifo prie comme tubetantifë.
Drachme, dragme.
Vous mêlerez comme il faut avec deux drachmes de matrimonium en pilules. — Méd. malgré lui, III, 6.
* n Dragme, monnoie des Grecs. . . ; dragme est aussi un poids dont se servent les médecins, qui est la huitième partie d'une once, qu'on appelle autrement un gros, au poids de marc. Elle contient trois scrupules ou soixante grains.» — La drachme étant la huitième partie de l'once, et l'once la seizième partie de la livre, pesait donc or3si, près de or3aa.