‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 125 sur 625 · DRESSER · texte numérisé non relu

DRESSER

169 Et s'il faut, par hasard, qu'un ami vous trahisse, Que, pour avoir vos biens, on dresse un artifice,. . . Verrez-vous tout cela sans vous mettre en courroux?

Misanth., I, 1.

Z)re**e2-lui-moi son procès comme larron, et comme suborneur.

L'Av.,V, 3.

Oui, belle Julie, nous avons dressé pour cela quantité de machines.

Pourc, I, t.

Qu'on fasse venir le notaire pour dresser le contrat. — Ibid., III, 7.

Mais pour lequel des deux princes au moins dressez-vous tout cet artifice? - Am. magnif., IV, 3.

Je doy encore aller chez son notaire. . ., et je crois que c'est qu'il luy doit dresser son testament. - Sorel, Polyandre, 1668, 1, p. i38.

Obligei-moy de dresser leurs requestes. - Cork., X, p. 437 : ^ett-

Les notaires du bourg dresseront le contrat - Th. Corn., D. Juan, V, 3 (scène ajoutée à Molière).

C'est cette mère Agnès qui a, depuis, dressé les Constitutions du Port-Royal.

Rac, IV, p. 397 : Port-Roy.

Le contrat est dressé; que chacun s'y dispose. - Mortflbdrt, Cotnéd. poète, V, U.

Monsieur Guillaume, faites dresser toutes vos quittances; je les signerai à mon retour. - Baron, Enlèvements, se. 1.

Bucer dressa une nouvelle Confession de foy.

Bossuet, Hist. des Var., a in-4°, 1688; I, p. 3o6.

En 1 556 , nous avons veû qu'il se fit un accord solennel entre ceux de Genève et de Zurich : c'est Calvin qui le dressa.

b., ibid., II, p. 56; - Cf. Id., ibid., I, Préf., S 1, S i3, p. îi3-ji4, 168, 388, 663, 467-468; -II, p. 3ûa, 517; - //i#Minw. , in-4°, 1681, p. n5, i5i, etc.

Je vais dresser le plan du contrat de Babet. - Regnard, Vendanges, 3.

Dresser, diriger.

Dressons notre promenade, ma fille, vers cette belle grotte.

Am. magnif., III, 1.

Les coups d'espée guarissent incontinent; que si vous les dressez A l'escarcelle, ses playes ne se referment que bien à la longue.

Chapelain, Trad.de Guzm. (TAlfar., i63o,lIl;p. 95 1.

Je meure , ami , c'est un grand charme . . .

D'être maître de ses pensées,

Sans les avoir toujours dressées

Vers une beauté qui souvent

Vous estime moins que du vent. - Cork., X, a 6 : Poe». d\v.

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