DROITS SEIGNEURIAUX — DRÔLE
Droits seigneuriaux.
Vos attraits exigent leurs droits seigneuriaux sur toutes sortes de personnes. - Prie. rid. , se. 1 1 .
* C'est-à-dire «Vos attraits sont des seigneurs qui exigent leurs droits féodaux, foi et hommage».. . Car (ton doit la foy et hommage à son seigneur , la bouche et les mains».
Forctiebb, Diction., v° Seigneur.
Outre la foi et l'hommage, les droits de cens, de surcens, dîmes, champarts, lods et ventes, rachat, etc., étaient droits seigneuriaux.
DRÔLE, subst. masc*
J'ai bravé ses armes assez longtemps, et fait de mon drôle comme un autre. — Princ. d'ÉL, II, a.
On m'avertit qu'il fait tous ses efforts pour lui parler. — Quel drôle! — Mais il perdra son temps. — Méd. malgré lui, III, 7.
3oi Peut-être a-t-il dans l'âme autant que moi de crainte, Et que le drôle parle ainsi Pour me cacher sa peur sous une audace feinte? — Amph., 1, a.
Que diantre ce drôle-lk vient-il faire chez moi? - G. Dand., I, t.
Si je rentre chez moi, je ferai évader le drôle.
Ibid., II, 6. (Il s'agit du vicomte Gitan dre.)
J'ai ouï dire, moi, que vous avez été autrefois un compagnon parmi les femmes, que vous faisiez de votre drôle avec les plus galantes de ce temps-là. - Fourb. de Scap., I, 4.
Mais le drôle qu'il est, nous donnoit bien le change.
Scabron, Jodelet duelliste, IV, 3.
Après luy marchoient bien serrez Mille drôles de bonne mine . . .
Ils estoient joueurs d'espadons Et grands destructeurs de dindons.
Id., Virg. trav.y Paris, David, 1705*, II, p. 161; -Cf.lo.,t6ùi.,I,p. 10a; II , p. 1 83 ; II , p. 1 85.
Je chante comme un cygne, à danser je fais rage,
Jusqu'à donner leçon à certain petit chien
Qui danse comme un drôle et qui ne me doit rien.
Th. Cohh., D. Bertr. de Cig., IV, 1.
J'en tenois si ma femme en eût cru vos paroles ; Vous êtes, je le sais, du nombre des bons drôles; Ces yeux fins et brillants en sont un grand signal.
Qoiiiadlt, Les Rivales, 16 53, IV, 1.
Tantost survient quelque bon drôle, Qui, plus résolu que Bartole, Demande d'un superbe ton Que l'on lui donne le teston.
Fi. Gollrit, Juvénal burl., 1657, p. 35; -Cf. Id, ibid., y. &9-s3