DURER — DYSPEPSIE
13/17 L* prince886 Rosine et mon perfide époux,
Durant qu'û est absent, en font leur rendez-vous. - Corn., lllu$. com. ,V, a.
Durant qu'on traitait la paix. . . - Rac, V, io3 : Notes histor.
Durant que M. de Chavigny agissoit ainsi , l'éloignement de M. de Châteauneuf a voit augmenté les défiances de Mm" de Ghevreuse. - La Rochef., II, 95a.
Athènes estait menacée d'une grande guerre. Durant que Darius en faisoit les préparatifs, Rome qui s'estait si bien défendue contre les étrangers, pensa périr par elle-mesme. - Bossubt, Hist. univ., in-/»0, 1681, p. 5a.
DURER, résister, tenir bon, prendre sur soi de rester.
On n'y dure point, on n'y tient pas! — Prie, rid., se. 4.
Pensez-vous . . . que je puisse durer à ses turlupînades perpétuelles?
Crit. de VÉc. des Fem., se. i.
II a tant bu, que je ne pense pas qu'on puisse durer contre lui.
G. Dand.y III, 7.
11 ne pouvoit durer, ny couché, ny debout.
Chapelain, Trad. de Guzm. d'Aîfar., i63o; II, p. 106.
11 faudroit. . . une plus grande patience que la mienne pour pouvoir durer avec vous. - Baron, Hom. à b. fort., I, k.
Ménélaùs dit qu'ils n'eussent pu durer, à cause de la puanteur de ces peaux.
Racine, Rem. sur V Odyssée, VI, p. oo.\
Elle (Mm* de la Trousse) ne peut durer au lit. - Sev., 20 avril 167s.
Lasse de Paris jusqu'au point de n'y pouvoir durer. - Id. , 91 août 1675.
* trll faut observer, dit Génin, que ce durer est devenu du style de servante; mais que cette servante parle comme Tite-Live : Nec poterat durare extra tecta; et comme Plante : Nequeo durare in œdibus.n - Lexique de Molière.
Robert Estienne cite ces exemples et d'autres analogues : «Nequeo durare, je ne sçaurou durer ou me contenir . . .j>
DURETÉ de cœur.
* Voir t. I , p. h 1 3 , Cœur : tendresse , dureté de cœur.
DORIOSCULE.
* Voir Pou/».
Dysenterie.
* Voir l. I, p. 282, Bradypeptie.
Dyspepsie.
* Voir t. I, p. a8a, Bradypeptie.
ÉBAHI — ÉBAUBl 141
Ébahi.
191 Vous serez ébahi, quand vous serez au bout,
Que yous ne m'aurez rien persuadé du tout. — Ec. des Fem. , 1 , 1 .
Et quand, par les plus grandes précautions du monde, yous aurez paré tout cela, yous serez ébahi que vos juges auront été sollicités contre vous, ou par des gens dévots, ou par des femmes qu'ils aimeront. - Fourb. de Scap., H, 5.
Prêchez et patrocinez d'ici à la Pentecôte, en fin serez ébahi comment rien ne m'aurez persuadé. - Rabelais, Pantag., Uy. III, ch. rr.
Il s ébahissait comme on faisoit cas de son éloquence. - Malh. Il , p. 4 09.
Nous sommes tous ébahis que nous voyons la terre, et qu'il faut descendre du vaisseau. - Id., II, 537.
796 Et si de tant d'amour tu peux être ébahie,
Apprends que mon devoir ne dépend point du sien. - Corn., PoL, III, a.
9 Ebahie, dit Voltaire, à propos de ce vers, ne se dit que dans le bas comique.»
Il fut surpris, étonné, et comme il (Balzac) me le dit iuy-mesme, ébahi.
Costar, Lettr., i658; I, p. 907.
Je m'ébahit comme au bout du royaume S'en est allé le compère Guillaume.
La Font., IV, p. 1 58 : Contet, II, 1.
Vous nous rendez tout ébahis. - Id., IX, p. 1 15 : Epùr.
* Ébahir (S1). Ce mot est de toute antiquité dans la langue. En i53o, Palsgrave en donne la conjugaison entière (p. 117-119). Ménage le dérive d'exbadire pour exbadare :
«Les Latins des bas siècles ont dit badare, pour dire regarder avec étonnement.»
Diction, étym., édit. 1750.
En i56o, Jacques Grevai a fait jouer une comédie en cinq actes, et en vers de huit syllabes, intitulée Les Esbahis.
Ébaubi, ébobi.
1816 Je suis toute ébaubie 9 et je tombe des nuesl - Tart., V, 5.
Ils seront bien ébaubis Quant ils nous verront partis.
Bourg, gent. : Ballet des Nations, iw entrée.
Qu'est-ce? vous voilà toute ébaubie. — Mal. imag., I, 5.
Du meilleur manteau, du plus leste qui fust, je couppois par derrière ou à costé un lambeau dequoy faire trois ou quatre paires de semelles; ce qui en estoit le