‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 134 sur 625 · ÉBULLITION — ÉCARQUILLER · texte numérisé non relu

ÉBULLITION — ÉCARQUILLER

plus plaisant, je les voyois après s'en aller accoustrez en Saint Martin, avec un reste de capot, lequel ils tournoient et viroient, estonnez et abaubis.

Chapelain, Trad. de Guzm. d*Alfar., i63o, III; p. 171.

Julus, en voix de rebec :

«Par nostre Saint Père le Pape, «Nous avons mangé table et nappe », S'écria-t-ii tout ébauby.

Scabbon, Virg, trav., Paris, David, 1706; II, p. 911.

Les Néréides ébaubie*

De voir des villes sont ravies. - Richbr, Ovide bouffon, 166a, p. 35.

Palsanguél je suis tout ébaubi de l'entendre.

Mortflzubt, Dupe de toi-même, IV, 9.

Ces deux poètes historiens (Racine et Despréaux) suivent donc la Cour, plus ébaubis que vous ne le sauriez penser. - Set., V, a a 9.

J'étois tout ébaubie d'entendre le P. Desmares avec une robe de Jésuite.

Id., VII, aaa.

Ho! vous me regardez, vous êtes ébaubis

De me trouver si fraîche avec des cheveux gris.

Richard, Fol. am., III, 6.

J'ai résolu de me marier. — * Ah! mon père!. . . — Ah! mes filles! Vous voilà bien ébaubie*. - Id., Hom. à b.fort., II, 1.

* Le texte du Tartuffe, dans la première édition, donne ébaubie; celui du Bourgeois gentilhomme donne ébobie.

Le mot, sous la double forme abaubi ou abaubit, se trouve dans les romans de Coucy, de Berthe, de Parthonopeus de Blois. . . , puis il disparait; on ne le trouve ni dans Palsgrave (t53o), ni dans Rob. Estienne (i53g), ni dans Nicot(i573, 1606, 1618), ni dans Cotgrave (1611, i636, 1600...), ni dans Monct(i6ao, i636); en i655,Boret note le mot eebaubely, qu'il traduit par surpris , enchanté, et qui rappelle les formes angevines étourdeli, engourdeli, mais il ne songe pas à le rapprocher de baube, bègue (Charles le Baube ou Charles le Bègue), ni de bauboyer, bégayer, qu'il a relevé dans Alain Chartier. il semble bien cependant que l'homme ébaubi soit l'homme que la surprise prive de la parole ou fait bégayer.

En 1660, le Diction, franç.-ital. de Duez et le Tesoro de la» leng. franc, y espan. d'Antoine Oudin l'admettent sous la forme eebobi, attonito , espantado.

ÉBULLITION de cerveau.

Je suis pour le bon sens, et ne saurois souffrir les ébullttions de cerveau de nos marquis de Mascarille. — Crit. de VÉc. des Fem.9 5.

Les ébulUtione de sang et les inflammations de poitrine. - La Rocbbf., I, 3i 1.

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