‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 136 sur 625 · ÉCART — ÉCERVELÉ · texte numérisé non relu

ÉCART — ÉCERVELÉ

ECART, terme de jeu.

1610 Je ne sais si souvent vous jouez au piquet,

Mais, au moins, faites-vous des écarts admirables. - VÉU , IV, 6.

* xEtcarU Il se prend ores pour le reject ou rebut que les joueurs de pille, prime, cent ou autre jeu aux caries font de celles qui ne leur servent, au lieu desquelles le donneur leur en baille d'autres au hazard. De là vient le verbe escorter, c'est-à-dire jetter ses cartes inutiles, et, par métaphore, pour un lieu esloigné de compagnie , esseulé, êeceuus.n - Nicot (1606). — Ménage repousse cette étymologie du verbe écarter, qu'il dérive de ex parte.

ECARTER, terme de jeu.

3 a 1 J'en avois écarté la dame avec le roi. - Fâch.> II, 3.

* Voir Ecart.

Ecarter, éloigner.

Sans être cruel, je souhaiterois que la mer V écartât d'ici pour jamais. - Fourb. de Scap., I, 3.

C'est un trésor si grand que ces mines fécondes

Que la nature écarte au bout des nouveaux mondes. - Coeh., huit., Il, 1087.

1955 Malgré ce môme exil qui va les écarter. - Rie. , Phèdre.

Ecarter, pour s'écarter.

818 Et si du bon chemin on Ta fait écarter,

Deux mots incontinent l'y peuvent rejeter.

Ec. dm Fem.y III, 3.

* Voir Pron. réfléchi supprimé.

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