‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 168 sur 625 · ÉLU — ÉLUDER · texte numérisé non relu

ÉLU — ÉLUDER

En oe sens, éloigner une cale, c'est t'éloigner d'une côte. Mais ce qu'on ne trouve nnOe part, c'est l'expression de Molière : t'éloigner quelque chute pour éloigner, écarter de toi quelque chote.

ELU; ELUE (UNE), la femme d'un Elu; mot formé par Molière.

661 Vous irez visiter, pour votre bienvenue,

Madame la Bailli ve et Madame Y Élue. - Tari., II, 3.

Vous étiez donc là quand mon cousin Y Élu fit tenir son enfant à Monsieur notre Gouverneur? - Pourc, I, 4.

* L'Académie, dans sa première édit., 169 4, n'a pas admis élue comme elle a admis haUlive; Furetière l'a, aussi omis; Richelet seul l'a noté, en citant Molière. — Regnard ne dit pas Madame l'Elue, mais la femme d'un Elu : a Je sors présentement de chex la femme a un Elu.* - Divorce, 1,7.

Les élut sont gens ignares et non lettrez par l'édit de leur création, et c'est en ce point que l'édit, grâce à Dieu, est bien observé.

Furbtibre, Rom. bourg., p. *63 (bibl. ekfo.y

VËlu était un officier royal subalterne, ni lettre ni gradé, chargé de connaître en première instance de l'assiette des tailles, aides, subsides et autres impositions; des différends qui surviennent en conséquence , et de ce qui concerne les aides et les gabelles.

ELUDER, tromper, jouer.

683 Téludois un chacun d'un deuil si vraisemblable, Que les plus clairvoyants l'auroient cru véritable.

Page 1