‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 183 sur 625 · ÉMOUVOIR — EMPAUMER · texte numérisé non relu

ÉMOUVOIR — EMPAUMER

ÉMOUVOIR, soulever, mettre en mouvement; s'émouvoir, se mettre en mouvement.

383 Marquis, de grâce, un mot: souffrez qu'on vous appelle Pour être entre nous deux juge d'une querelle, D'un débat qu'ont ému nos divers sentiments Sur ce qui peut marquer les plus parfaits amants. - Fâch., II, 4.

1 158 Frappant un petit chien qui pour lui s'émouvoit.

Ec. des Fem., IV, 6.

Les vagues commençoient de s'émouvoir. - Milh., II, h 5 5.

Une sédition que ceux de son parti avoient émue. - La Rochep., II, 988.

4*7 Je révois, puisqu'il faut, Sire, le confesser.

— Sur quoi? — Sur le débat qui s'est ému naguère.

La Fort., VII, p. 169 : Clymène, Comédie.

Il ne sert de rien d'émouvoir icy la question des signes trompeurs.

Bossu et, Confér. avec M. Claude, in-12, 1682, p. a 86 : Réfiex.

Il (Luther) écrivoit ces paroles en i5a5, un peu après la querelle émeûe.

Id., Hist. det Var., a vol. in-A°, 1688; I, p. 87.

Les négotiations furent interrompues par la guerre qui s'émût entre les Gantons Catholiques et les Protestans.

Id. , ibid., I, p. 191;- Cf. Id., ibid., I, p. 83; II, p. 3a6-3a7, 4q5, 5i8.

EMPAUMER , terme de chasse; au propre et au figuré.

55 a II etnpaume la voie; et moi, je sonne et crie. - Fâch., II, 6.

983 Je vois qu'il a, le traître, empaumé son esprit.

Ec. des Fem., III, 5.

Les folles qu'elles sont, me nazardent, m'empaument, Mille taches me font, si je ne prends le faix.

J. DE ScHELAlfDRB, TyT et SidûTI , IV. 11.

Si je n'eusse bien su Vempaumer à propos,

Vous en teniez pourtant. - Th. Gobh. , D. Bertr. de Cig. , V, 1 .

Jupiter avec Apollon, Satyrisés à ma manière, Vaudront bien mieux que Molière ; Quand j'aurai bien drapé Jupin, Je Vempaumeray, beau bionain.

De la Gboix, Guerre com., 1 666 ; édit. Gay, p. i5.

Le maître, étant bon compagnon,

Eut bientôt empaumé la dame. - La Font., V, p. 5o8 : C01U., IV, 11.

Ce chevalier fort gueux Ta si bien empaumé Que, le suivant partout, il Ta partout plumé.

MoirrrLEURY, Coméd. poète, II, a; - Cf. Id., Fille capitaine, III, 3; - Gentilh. de Beauce, I, 1, et IV, 8.

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