PARIS IMPRIMERIE NATIONALE
Dadais.
Le fils du gentilhomme de notre village ... est . . . le plus sot dadais que j'aie jamais vu. — Bourg, gent., III, 12.
Enfin , Salmacis connoissant
Que ce grand dadais innocent
N'es toit pas en humeur de rire,
Luy dit : Dequoy vous sert, beau sire,
De résister à mes ébats? - Ri cher, Ovide bouffon, 166s, p. àài.
Je vais vous raconter cela bien mieux que mon maître, car, entre nous, c'est un dadais. - Regitâbd, Filles err., I, 11.
* En 1611, Gotgrave admet le mot dadée dans le sens de bavardages, jeux d'enfant; souffrir à un enfant toutes ses dadées, c'est le gâter (to cocker); le mot ne reparait plus qu'en 16/1 a, dans les Rech. ital.-franç. de César Oudin, puis, en 1660, dans le Diction, franç.-ital. de Duez, et dans le Très, franç.-esp. d'Ant. Oudin ; l'un et l'autre font précéder dadée de dada et de dadais ou dadifie.
i° Diction, franç.-ital. : dada, parole enfantine pour dire un cheval; — dadée, bambineria, enfantillage; — - dadais ou dadifie, minchione, c'est-à-dire badin, sot ou niais.
a0 Diction. franç.-esp. : dada, mot d'enfant: cheval; — dadée, mineria, enfantillage; — dadais ou dadifie, desalinado, c'est-à-dire désagencé, lourdaut, maladroit, inepte, messéant, sot. . .
Le Dictionnaire de l'Académie, dans sa deuxième édition (1718), admet, avec le sens de niait t ce même mot qui ne parait ni dans Richeiet (1680 et 1719)9 ni dans Furetière (1690), ni dans sa première édition (1696), ni même plus tard, en 173a, dans le Diction, de Trévoux.
DAM, préjudice; on prononçait dan.
6a 4 Voilà le nœud secret de toute l'aventure; A votre dam. - VÊt., II, 4.