ENTERRER (S') — ENTÊTÉ
Polybe. . . a veu que les conquestes de Rome estoient la suite d'un dessein bien entendu.
Bossu rr, Hist. univ., in-4°, 1681, p. 527; - Cf. h>., ibid., p. 389 : austérité mal entendue.
* Le P. Bouhours cite, parmi les expressions nouvelles de son temps, entendre, dans le sens on l'emploie Molière :
«Un basdment bien entendu; cela est mal entendu, en parlant d'une chose faite sans art et contre les rèçies; tout y étoit merveilleusement bien entendu, en parlant d'un festin; une personne entendue, pour dire intelligemment habile. » - Bouhoubs , Enlr. d'Ar. et d'Eug. , a* éait., 1671, p. 1A1. - Cf. Id., Doutée tur la lang. franc., 1676, p. 3o.
Enterrer (S'), au figuré.
Pour moi, je vous déclare que mon dessein n'est pas de renoncer au monde, et de tri 'enterrer toute vive dans un mari.
G. Dand., II, 9.
Les amours meurent par le dégoût, et l'oubli les enterre. - Sév., I, aoh.
D'où vient donc que vous vous enterrez comme Philémon et Beaucis?
Id.,V1, 3oa.
Il y a telle femme qui anéantit ou qui enterre son mari, au point qu'il n'en est fait dans le monde aucune mention : vit-il encore? ne vit-il plus? On en doute.
La Brut., 1, p. 19 4.
* 9 Enterrer, déterrer. Ces verbes s'emploient élégamment dans le figuré depuis quelques années. On dit d'une femme qui a renoncé au commerce du grand monde, qui aime la retraite et qui ne voit presque personne : elle $'e$t enterrée. On dit, en faisant une confidence et recommandant le secret : il faut enterrer cela, pouf dire qu'il n'en faut point du tout parler. » - Le P. Bouhoubs, Rem. nouv. tur la lang. franc., 3" édit., 1682, p. A70.
Ménage, toujours en guerre avec le P. Bouhours, reprend méchamment : crOn peut dire la même chose d'un homme.» - Obeerv., II, ai 5.
Voir Enseveli.
Entêté : être entêté de ... ; entêtement.
J'ai mes secrets aussi bien que notre astrologue, dont la Princesse Aristione est entêtée. - Am. magnif., I, 1.
Notre comtesse d'Escarbagnas, avec son perpétuel entêtement de qualité, est un aussi bon personnage qu'on en puisse mettre sur le théâtre.
Escarb., se. 1.
767 Taime la poésie avec entêtement. — Fem. $av., III, a.
963 On ne m'a janàais Vu ce fol entêtement. — Ibid., III, 3.
C'est votre femme que je veux dire; et non plus que Y entêtement de la médecine, je ne puis vous souffrir l'entêtement où vous êtes pour elle.
Mal. ùnag., III, 11.