‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 220 sur 625 · ENTÊTÉ · texte numérisé non relu

ENTÊTÉ

On n'a pas toujours besoin de s'assujettir aux entêtementt du siècle pour te faire écouler sur la scène. - Corn. , Au Lecteur, en tête de Pulcherie.

Elle espère épouser le baron ;

Le rang qu'il tient la charme ; elle en ett entêtée.

Th. Corh., Baron d'Albikrar., V, 4.

Elle ne pouvoit quitter le roman dont elle ettoit entettée.

Furetibre, Rom. bourg., p. 188.

Et Géronle, entêté de l'hymen qu'il veut faire, Avec cet étourdi me fera quelque affaire.

Moutflburt, Trigaudin, III, 3; - Cf. Id., ibid., I, 5; III, 8;

- Ambigu com. , 1 w interm. , se. si ; - Dupe de toi-même, II , 1 ;

- Dame méd., 1, 1 ; - Coméd. poète, I, 1.

Mon père ... est plus entêté que jamais de l'auteur du Mercure galant.

Poisson, Coméd. tan» titre, I, 1.

On ne voit rien d'égal, c'est moi qui vous le jure,

A son entêtement pour l'auteur du Mercure. - Id., ibid., II, 9.

Ne vois-tu pas que ma mère, dans Y entêtement qu'elle a d'enrichir mon frère. . .

Devise, Lee Damée vengée*, III, 4.

J'admire où pour la Cour va son entêtement.

Hauterochb, Bourg, de quai., 1,4; — Cf. Criep. mutic., I, i4; III, 9.

Friponne , c'est donc vous

Qui vouliez que mon fils fût tantost Yostre époux, Qui de tous ses attraits feigniez d'être entettée?

CHAMPMESii, Parisien, III, 8.

Sous l'autorité d'un enfant, et d'un protecteur .entetté de la nouvelle hérésie, on poussa encore plus loin la satyre et l'invective.

Bosscet, Hist. det Var., 9 in-4°, 1688; I, p. 435; - Cf. Id., ibid.; I, p. 386; H, p. 173, 999, /107, tikQ\-Avert.auxProtett.,xa-k*i 1689-1691; Y, S 35, p. 389, 383; S 39, p. 393.

L'expérience nous fait assez voir dans tous les partis que Ventettement et la prévention peuvent imiter la force. - Id., Hitt. det Var., II, p. i3o.

Ils ont commencé ... à parler de vous . . . avec entêtement.

Ssv., i3 décembre 1679.

Les objets les plus indifférents ont des attraits dans un nouvel entêtement.

Hamilto*, Mém. de Gram., ch. vi; - Cf. ch. m, iv, vn, n.

Las d'être un simple auteur, entêté de latin,

Pour imposer aux sots je traduisis Longin. - Richard, Tombeau de Deepr.

L'opéra n'est plus bon que pour les filles. . . Je ne conçois pas V entêtement det jeunes gens;. . . c'est une fureur, Mademoiselle, c'est une fureur.

Id., Divorce, I, 7 ; - Cf. Id., Attendez-moi tout forme, se 7.

* V Histoire de la comtette de Sellet ayant suivy le langage à la mode, on y trouve qu'une dame. . . dit. . . <r qu'elle ettoit entettée de luyn.

Sorrl, Conn. det Livret, 1671, p. 37t.

«Ettre entetté d'un homme ou d'une femme, c'est les avoir toujours en la tette; c'est ce qu'on disoit autrefois en ettre coiffé; c'est aussi ce qu'on dit aussi en ettre infatué, c'est-à-dire, en bon françois, en ettre fou. Cela se dit aussi de toutes sortes d'affaires.» Id., ibid. y p. 4oa; - Cf. Bodhodrs, Entr. d'Ar. et d'Eu g., 1673, p. 119.

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