ENTRAVES — ENTREPRENDRE
tinguer les deux mots, en classant chacun à son ordre alphabétique. — Furetière, dans son Roman bourgeois (i656), maintient la confusion :
Ce ne sont pas seulement les plaideurs qui ont cette manie ; tous ceux qui fréquentent avec eux en sont encore entachez.
Entraves.
35 Et de ces grands canons où, comme en des entraves, On met tous les matins ses deux jambes esclaves.
Éc. des Mar.y I, i.
Entrecouper (S').
1016 Ensuite, s'il vous platt? — Nous nous entrecoupâmes
De mille questions qui pouvoient nous toucher. — Amph., II, s.
Entre-donner (S').
1 1 13 Et ces yeux les ont vu s' entre-donner parole. — Dép. am.y III, to.
768 Ils ont pris l'un de l'autre une entière assurance,
Jusqu'à $' entre-donner la parole et la foi. - Corn., La Veuve, II, 6.
6 1 5i C'est aux Juifs, c'est aux cœurs que ta grâce abandonne,
A chercher cet honneur qu'ici l'on s'entre-donne. - Id., VIII, p. 66s : /mil., III.
Entremettre (S) dé. . .
Ahl ah! c'est toi, Frosineî Que viens-tu faire ici? — Ce que je fais partout ailleurs : m' entremettre d'affaires, me rendre serviable aux gens.
L'Av., II, h.
Gaton est blâmé de s'être entremis des affaires en la guerre civile.
Malh., U, p. 3it.
D'ailleurs faire l'agent et d'amour s'entremettre, C'est ce que je ne puis ni ne veux pratiquer.
La Fort., VII, p. 35 : L'Eun., II, 1.
Les ministres de France voulurent s'entremettre d'accommodement.
Rac, V, p. i58.
ENTREPRENDRE, verbe neutre, sens absolu.
Dans les choses grandes et belles,
Il suffit d'avoir entrepris. - Mal. imag., Prol., se, û.
Le tèle de la religion ne les a poussez à entreprendre, puisque. • •
Au Roy, a6 avril i585, dans les Lettr. mise, de Henri IV, H, p. 66.