‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 239 sur 625 · ÉPOUX, ÉPOUSE · texte numérisé non relu

ÉPOUX, ÉPOUSE

Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse?

D. Juan, IV, 3.

1 154 J'ai donné ces soupirs aux mânes d'un époux, - Coin., Bodog., IV, î.

53 Soyez amants aussi longtemps qu'époux. ,

La Fout. , IX , p. 1 67 : Eptt. à M*' de Fontange.

i5 Quoi? déjà de Titus épouse en espérance,

Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance? - Rac., Bérén., I, 1.

* «Il n'y a pas jusqu'aux bourgeois. . ., qui croiraient se rabaisser s'ils avoient dit ma femme une fois en leur vie.» - Di Callibbbs, Mots à la mode, 169a, p. 55-56.

«rll y a des bourgeois et des bourgeoises, ajouta la Marquise, qui, en parlant l'un de l'autre, disent mon époux et mon épouse, au lieu de dire mon mary et ma femme, qui est la bonne manière de se nommer.» - Id., ibid,, p. 60-61.

Époux, épouse ne se disent que dans le style noble, ou dans le langage bourgeois. Dom Juan parle comme M. Dimanche pour se moquer de lui; mais ni Corneille, ni La Fontaine , m Racine n'auraient pu employer le mot mari ou femme dans les vers que nous venons de citer. — On remarquera que , dans le vers cité de Corneille , Rodogune , qui pleure son époux, pleure Nicanor, qu'elle devait épouser, mais qui n'était encore que son fiancé. Corneille a employé le mot dans le sens ancien que donne le Dictionnaire de Nicot.

ÉPREUVE, preuve.

Les épreuves, Madame, que tout le monde a vues de l'infaillibilité de mes prédictions sont des cautions suffisantes des promesses que je puis faire. — Atn. magiiif., III, 1.

Vous plaît-il que vos danseurs, qui expriment si bien toutes les passions, vous donnent maintenant quelque épreuve de leur adresse?

7Wtf.,IV, 5.

t455 J'ai fait de mon courage une épreuve dernière. - Rac, Bérén., V, 7.

ÉPROUVER , faire expérience , expérimenter que . . .

Téprouoe que pour gagner les hommes, il n est point de meilleure voie que de se parer à leurs yeux de leurs inclinations. - L'Âv., I, 1.

1706 II faut tout éprouver avant que de combattre.

La Fout., VII, p. 107 : L'Eunuque, V, 5.

ÉPUISER , ruiner, réduire à rien.

Dis-moi, Chevalier, crois-tu que ton Molière est épuisé maintenant, et qu'il ne trouvera plus de matière pour. . . - Impr. de Vers., se. k.

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