ESTOMAC
Il veut, auparavant que d'affubler le (roc, Tuer, n'importe point, ou de taille ou d'estoc.
Biioii, Le Jaloux, IV, 11.
Je sais. . . lutter, escrimer, pousser d'estoc et de taille.
Reghâid et Duras* y, Chinois, II, 5.
11 frappe à droite, a gauche, et d'estoc et de taille. - Rbgiusd, Joueur, IV, s.
* Ce mot eetec n'étant plus en usage que dans la locution d'estoc et de taille, nous demanderons à Nicot d'en préciser le sens :
«Estoc se prend ores pour le tronc d'un arbre tirant de la racine a mont par droict fil, truncus, ce qu'es hernes est aussi appelé tige, caulie. Selon ce, au recensement d'une consanguinité, on dit ligne d'estoc, celle qui est de bas en baut par droict fil, parce que Ton figure les descentes et attenans en collatéralité d'une race et consanguinité par la forme d'un arbre, et les jurisconsultes l'appellent arborem consanguinitatis. A cause de quoy le François dit : Il est d'estoc, c'est-à-dire des issus en droicte ligne; et il est de branche, c'est-à-dire des descendans par ligne collatérale.
«Et ores se prend pour une espée longue, estroicte et roide de pointe, de laquelle en combattant on tire plustost des coups de pointe que de maindroicts ou revers, ou fendants, qui sont coups trencbants. Selon ce, estoc se prend pour le ject mesme de l'espee, tirée en plongeant la joincte, comme : 11 luy a donné ou tiré un coup d'estoc. . . Mais quand on dict estoc d'armes » on entend une espée large au partir de la poignée, courte et allant en amusant jusqu'à la poincte, forte et acérée par tout, n'ayant que le pommeau et la croix de branches pour toutes gardes, de laquelle 1 homme d'armes combat à cheval.. . D'estoc et de taille, punctim ac cottm.» - Nicot, 1606.
Les exemples qui précèdent ont éckirci ces deux sens principaux : tronc, au propre, — et au fig., epee ou pointe dfépee.
Estomac, poitrine.
Peut-on voir un estomac qui ait plus de force que le mien? (Il tousse.) Hem, hem, hem! - Mar. forcé, se. î.
Mais pourquoi est-ce que je ne puis pas chanter? PTai-je pas un estomac, un gosier et une langue comme un autre?
Prince tTÉl.y IVe interm., se. a.
Lycidas. . . partit V estomac si empli, les yeux si couverts de larmes, et le visage si changé, que sa bergère. . . le suivit sans craindre ce qu'on pourrait dire d'elle.
D'Uari, L'Aetree, 161&; I, p. t3\
Lorsque j'oyois parler de luy, le cœur me tressaillent en Y estomac.
Id., ibid.;\, p. 87' ; - Cf. Id. , Und. ; I , p. 10', i37b, i84b, 211', a5o', a5a\ aoa\ 3i3k, 338k et 3ao' (sic), 383k; - H, p. 67a, etc.
D'Drfé emploie aussi le mot dans le sens actuel :
Déjà par deux fois le jour avoit fait place à la nuit avant une ce berger se ressouvint de manger, car. . . la mélancolie luy remplissoit si bien V estomac, qu'il n'avoit point d'appétit d'autre viande. - D'Uari, L'Aetree, I, p. Ao5\
Comment son ettomack de gros sanglots ardents Bondit contre le Ciel 7 - Jodilli, Didon.