‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 261 sur 625 · ÉTAGE · texte numérisé non relu

ÉTAGE

Eutrapel ... luy fit deux terribles et profondes révérences à deux étagn.

Du Fail, Contée et Duc., ëdit. Jouaust, 1870; 1, p. 5.

Lysis. . . luy alla demander la main avec une révérence à triple e$tage.

Soiil, Berg. extrav., 1697, p. 11s.

Gomme ainsi soit que nous les jugions fols à triple et toge. . ., nous les mettons au nombre des incurables. - Chapelain, Trad. de Guzm. tfAlfar., i63o; 111, 3o3.

Gomment I vous ne riex point de ce vieux bossu, de ce maussadas à triple étage?

Ctbahode Bebgebac, Pédant joue, III, 11.

Parmi mes soupirants, j'en ai de tous étagn. - Th. Goeh. , Galant doublé, IV, 1.

Et pour vous, brave fils d'Anchise,

De tous ceux qui seront de mise,

Qui sçauront des mieux fourrager, . . .

Piller maisons, brûler villages,

Faire sermens de tous étagee ,

De ceux-là, dis-je, vous serei

Le chef. • . - Scabbon, Vtrg. trav., 1706; II, p. 75.

Y estes- vous? serrez les poings, Et faisons sauter jusqu'aux nues. . .

Gette sorcière à triple étage Qui n'est bonne, pour tout potage, Qu'à faire en l'air des entrechats.

Saiht-Amaht, GEuvr., bibl. elxëv., I, p. i58.

Malheureux ennemis, bourrus à triple étage. . .

Du Pelletibb, Sonnet à la mite de la Stimmimackie , i656, p. 136.

909 Chacun rioit du personnage,

Et Ton railloit à triple étage. - Lobbt, Muze hietor., 3 juin i656.

1 1 5 Mais les sieurs Guenaut et Ménage ,

Médecins au sublime étage. - Id. , ibid., & octobre 1659.

i&5 Dans Lyon, ville à triple étage,

On en fit cent fois davantage. - Id., ibid., 96 avril 1660.

65 Sa Muze étoit d'un noble étage. - Id. , ibid. , 3o décembre 1 GG 1 .

Surtout le grave Pompée . . .

Fait le grand à triple étage.

Bniiiur, Lucain trav., i65G, p. 65; - Cf. Id., Udd., p. 91.

Elle estoit simple à triple étage , Et passoit les jours et les mois Sans faire œuvre de ses dix doigts.

Riches , Ovide bouffon , 1 663 , p. h 3 1 .

1 1 Et fier du haut étage où La Serre les loge . . . - Dxsra. , Epi t. IX.

Elomibc. Que d'honneurs, compagnons, après tant de mépris! Qui de vous avec moy n'en seroit pas surpris ? Mais qui ne le seroit encore davantage De von* qu'en moins de rien des gueux à triple étaae, Des caimands vagabonds, morts-de-faim, demi-nuds, Soient devenus si gros, si gras et si dodus, Et soient si bien vestus, des pieds jusques au crâne, Que le moindre de vous porte à présent la panne ?

La Boularobb de Ghalussat, Élomire (Molière) hypocondre, 1670 ; - au A* acte, Divorce comique, se 9.

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