‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 274 sur 625 · ÉTRILLER · texte numérisé non relu

ÉTRILLER

1 663 Tâchons de nous résoudre, et de nous contenter Du seul fruit amoureux qui m'en est pu rester.

Éc. des Fem. , V, 7.

* C'est-à-dire : qui a pu m'en rester, qui m'en est resté.

177& (Je) ne me suis voulu. Monsieur, charger des pièces

Que pour vous obliger et vous faire plaisir. - TarL , V, &•

* C'est-à-dire : je n'ai voulu me charger, . .

1 û° Etre : en être.

* Voir ci-dessus, p. 198, En être, et p. a 48, n° 5.

1 5° Etre en parole.

* Voir Parole : Être en parole.

ETRILLER, aufg.9 battre, rosser.

1 365 (Et ma main), quoiqu'aux yeux elle n'est pas si forte,

N'en quitte pas sa part à le bien étriller. — Éc. des Fem. , IV, g.

833 Et bien éveillé même étoit l'autre Sosie,

Quand il m'a si bien étrillé. — Amph., II, 1.

De mon audace passée, j'avois esté estrillé et banny du service de la chambre. Chapelain, Trad. de Guzm. d'Âlfar., t63o; II, p. 73; - Cf. h>., Ht, p. Soi

Philippin, prens garde qu'Alaigre ne Vétrille, car il en mangeroit deux coma* toy. - Comte de Chah ail, Coméd. des Prov., II, 3.

Le peintre se mit en effet d'en chercher un ( un bâton ) , pour bien étriller la i

D'Ouville, Contes, 16M ; édit. Jouaust, i883; II, p. a*6; - Cf. 1d., ibid., p. a&7 et 366.

Et si Jupiter faisoit bien,

Il Vestrilleroit comme un chien.

Scabro!!, Virg. trav., 1705; II, p. 84.

Avec le fouet des Convenans L'Escosse estrille l'Angleterre.

Saint-àmaiit, OEuvr.y bibl. elxév., I, p. 3*6-3*7* - Cf. Id., ibid., II, p. 6o5 et &6a.

lai ... Les bons bourgeois de Sens , S'étans armez jusqu'à cinq cens, Dos el ?enlre les étrillèrent :

Messeigneurs les guerriers drillèrent.

Loret. Mute hiêtor., a 8 janvier i65*.

ÉTRIV1ÈRE — ÉTROIT 289

... Il Tiendra quelque méchant garçon

Qui nous étrillera de la bonne façon. - Th. Goeii., Amour a la mode, 111, 8.

Ah ! je suis découvert ! Qu'ils me vont étriller !

Id., Geôlier de *oi-mème, I, 7; - Cf. Id., D. Bertr. de Cig., IV, 1 ; -D. Cet. d'Aval., U, 6.

Si je demeure ici, je veux bien qu'on m'étrille.

Cheyauib, Am. de Calotin, II, 1.

io3i r étrillerai quelqu'un, et sur un autre ton.

La Fout., VII, 367 : Ragotin, IV, 7.

Gomment me tirer de cet embarras sans être un peu étrillé?

Hâutbrochb, Criep. méd., III, 1.

EtriviÈRE, courroie de cuir qui sert à suspendre les étriers; on les détachait pour punir les pages , etc.

Je ne suis jamais revenu au logis, que je ne me sois tenu prêt à la colère de mes maîtres, aux réprimandes,. . . aux élrimeres.

Fourb. de Scap., Il, 5.

Nous lui baillerons des étrwièree. - Malh., II, 179.

Je vis donner des étrwièree

À Priam par Àgamemnon.

On a voulu dire que non ;

Mais c'est une chose certaine

Qu'il en eut une cinquantaine ,

Et, qui pis est, à tour de bras.

Ce bon vieillard grand, gros, gris, gras,

Eut, par ces coups de discipline,

Peau de tafetas Je la Chine.

Scarhon , Virg. trav. , 1 70S ; I , p. 1 55 ; - Cf. Id. , ibid. , Il , p. 1 58 , 1 0 1 .

11 voudroit bien, pour quelques coups Ou de patins ou aeetrwière, Estre quitte de telle affaire.

Dassooct, Ovide en belle humeur, in-&°, i65o, p. 119.

Traitez-les à coups d'é trimer e$, Et me leur taillez des croupières.

Riche*, Ovide bouffon, 1663, p. aoa; - Cf. Id., ibid., p. 319, 618.

Une paire d'étrivières m'en feront un jour raison (de Sarasin).

La Rochbp., 111, 11 3.

J'emploierai près de lui d'abord quelques prières.

— Si cela n'y fait rien ? — Quelques coups d'étrivieree.

Mohtplburt, Coméd. poète.

Vous tiendrez la parole que vous avez donnée à ma sœur, ou vous aurez les étrivièree de ma façon. - Reohahd, Fillee err., III, fi.

Étroit, au figuré.

a 5a Et je serois un fou de prétendre plus rien

Aux étroites faveurs qu'il a de cette belle. - Dép. am., I, h.

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