ÉVÉNEMENT
i a Le gros cerveau, Y évaporé, . . • Ceux du haut et du bas étage Dizent tous : «J'ay veu la cornette».
Lohet, Muzê histor., h janvier i653.
119 Mais pour divertir un peu mieux
Les évaporez curieux. . . - Id., ibid., 39 may i655.
161 Et sans faire Vévaporé
Je crois ce que croit mon curé. - Id., ibid., h janvier 1659.
Ces testes évaporées
Se prennent de tout aux Dieux.
Brkbiut, Lueain trav., i656, p. n5.
Sans mentir, si nous avons notre défaut en ce que nous sommes trop évaperet, ils (les Espagnols) vont dans un autre excès qui n'est pas moins condamnable, avec leur gravité. - Moktbeuil, Œuvr., 1666, p. 36 t.
Est-il inquiet, joyeux, triste, gai,. . . évaporé T - Bakou, Hom. à b./ort, I, 10.
Je prétends
Qu'il ne fasse point voir ces traits de pétulance,
Ces actions de fou, ces airs évaporés. - Regiiahd, Distrait, I, 1.
* «rit y a quantité de mots dans le Cyrus et dans la Clélie qui, selon l'opinion des plus grands liseurs, n'avoient point encore esté veus dans des livres imprimes. . . Pour l'évaporé, qui est assez agréable, il est à l'imitation d'écervelé et d'éventé; le premier signifie n'avoir point de cervelle ; éventé veut dire qu'on a pris le vent ou l'essor ; évaporé a esté formé là-dessus, pour signifier que la cervelle s'est évanouie, la cervelle s'étant subtilisée en vapeur.» - Sorel, Connoi*. des Livr., 1671, p. 36 1 -36a.
En 1679, le Diction. Jranç.-angl. de Guy Miège, le premier, donne : un esprit une évaporée, une coquette. En 1680, Richelet admet bien «une femme qui s'évapore*, mais ne donne pas évaporé; Furetière l'accueille en 1690 , et le traduit par «étourdi, extravagant», et de même l'Académie en 1696.
ÉVÉNEMENT, issue.
833 Jamais, certes, jamais plus beau commencement N'eut, en si peu de temps, plus triste événement.