FABRIQUE — FACE
Vous êtes fa fable et la risée de tout le monde. — UAv., III, 1.
Elle aimoit mieux supporter cette peine en particulier que d'estre la fable de toute la Cour. - D'Uaré, L'Âetrée, 161 4; II, p. 70 a.
53 Si la science pauvre, affreuse et mesprisée
Sert au peuple de fable , aux plus grands de risée. - Righiir, Sat. III.
s 98 (II) me laisse au milieu d'une terre étrangère,. • .
La fable de son peuple, et la haine du mien. - Co*n.yMédée, I, 5.
Il ne faisoit. . . rien qui pust rendre \* fable de la Cour cet Aronde dont il jouoit le personnage. - Sigrais, ftouv. franc., i656; 5* Nouv., p. 68.
754 Suîa-je, sans le savoir, h fable de l'armée? - Rtc, fyhig., II, 7.
Fabrique.
J'ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les/abriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies. - Fourb. de Scap., I, 2.
La fabrique de tant de vers. . .
M'a fatigué la fantaisie, Et mis 1 esprit à l'envers.
Se a h non, Œuvr., Paris, Mich. David, 1700; I, p. 366.
Tout ceci n'est-il point quelque histoire comique
Ou de votre façon ou d'une autre fabrique f - MoNTFLBomr, Criep, gentilh., I, 5.
FACE, aspect : PRENDRE UNE FACE. . .
899 Et je me vis contrainte à demeurer d'accord
Que l'air dont vous viviez vous faisoit un peu tort,
Qu'il prenait dans le monde une méchante /ace. — Mieanth., III, 6.
16 Et le taon des guerres civiles Piqua les âmes des méchants Qui feraient avoir à nos villes La face déserte des champs. - Malb. , Fragment.
195 Albe et Rome demain prendront une autre face. - Coin., Hor.t I, s.
9 Ma fortune va prendre une face nouvelle. - Rie, Ândrom., I, 1.
Toute la face du théâtre change.
Montpliurt, Coméd. poète, suite du Prol. (après le 1* acte).
Les affaires changent de face dans le royaume de Juda.
BossuiY, Hist. «nu?., in-A°, 1681, p. 36.
Nos affaires vont prendre une face nouvelle. - Riorabd, Légat, unw., II, 7.
* Mu* de Gournay, blâmant les scrupules des <t nouveaux critiques» qui rejettent le mot ttpoictrine, âme ou sein d'un amant. . », d'autant que Ton dit une poictrine de veau», craint «qu'il ne s'ad visent aussi de refuser à escrire/u?e,. . . généralement refusée du nouveau jargon, parce que Ton dit h face du Grand Turc». - L'Ombre, 1637, p. 958.