FADE — FAGOT
Los fadaises n'ont rien pour moy que d'ennuyeux.
MoifTPLiDBT, Ambigu corn., i* interm., se. i.
Mais où donc est l'honneur de la scène Françoise , Si Ton y souffre ainsi triompher la fadaise?
Id., Procès de la Femme juge et partie, se s.
Tout ce que je vous conte est vrai ; je ne me charge point desfadaiem dont on croit faire plaisir aux gens éloignés. - Sir. , IV, p. 53.
C'est ignorer le goût du peuple que de ne pas hasarder quelquefois de grandes fadaises. - La Brut., I, p. i33.
Quand il s'agit de placer des fadaises, la tête d'une femme a plus d'étendue qu'on ne pense. - Regiurd, Atteiidez-moi sous l'orme, se. 6.
* Le mot fadaise ne parait ni dans Palsgrave, ni dans Rob. Estienne (i53g et i5&q), ni dans les diverses éditions de Nicot (1573, 1606, 1618, i6a5). On le trouve pour la première fois, en i6o4, sous la forme fadesse, dans le Diction, franc. -esp, de Jean Palet, qui le traduit sosedad, et qui retraduit sosedatt par fadaise, sottise, , . Le Trésor des deux long, franc, et esp. de César Oudin (1607) donne fadaise (necedad) et fadetd ou fadesse (sosedad); il 'retraduit ensuite necedad par sottise, ignorance, niaiserie, et êoeetUdyer sottise, fadeté, fadaise. — En i6ao, fadaise, niaiserie, se retrouve dans le ParallUe de Monet , et , depuis ce temps , dans tous les dictionnaires.
FADE, au figuré.
109 ... Laissons-là ces comparaisons/oifcf. - Misanth., I, 1.
C'est une beauté fade, et, pour moi, je confesse Que j'ai peine à la voir sans tomber en faiblesse.
Th. Com., Amour à la mode, II, 8.
700 Je sens bien que je ne suis pas mort.
— Non, puisque vous parlez; mais cette couleur fade, Ce visage plombé nous marque un air malade.
La Font., VII, p. a38 : Ragotm, III % 7.
Comme il y a de bonnes viandes qui affadissent le cœur, il y a un mérite fait,
La Rocacr., 1, p. gSK.
Voilà ce que produit celle lecture fade
De ces petits romans dont Barbin fait parade ,
De ces livres sans sel aussi bien que sans nom
D'écrivains qu'en fureur fait pleuvoir Apollon. - Momfleliy, Trigaudiu, 11,3.
Que veulent dire ce» fades louanges qu'il (Jurieu) donne à l'Eglise Anglicane? Bossuet, Avert. atix Ihrotest,, in-A°, 1689-1691 ; V, S 61, p. M7.
Fagot.
Il est vrai, Messieurs, que je suis le premier homme du monde pour faire des fagots. . . Il y a fagots ci fagots, - Méd. malgré fan', I, 5.
* Dans un article du Moliériste, ira année, p. 1 1-1 4, M. Ed. Thierry se demande si, en lançant cette phrase devenue proverbe, Molière n'a pas voulu jouer avec les mots: «Les Comédiens en scène risquent parfois certaines allusions locales dont ils s'amusent entre eux, dont s'amusent également ceux des spectateurs qui sont plus ou moins dans leur