‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 320 sur 625 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

Va, nous te le donnons, et cent escus de rente.

— Et les frais de la noce? — Ouy. — Le mot n'est pas fat.

GlLBT DE Li TeSSOMIEIIE, DuiÙaÙé, V, 8.

Qu'un /ai apprenne à bien écrire Et que ce fat sçache un peu lire , Pour peu que le bonheur luy rit Vous voyez ce fat en crédit, Qui passe pour grand personnage Et n'est qu'un fat, pour tout potage.

S&BI05, ÉpUre chagrine à M. Rosteau.

Donc si mes soudrilles volent. . .,

Il ne faut en accuser

Ny mon bras, ny mon espée,

Mais ce vieux fat de Pompée. - Baimuf, Lucain trav., i656, p. 99.

Vous êtes un grand /at; vous venez de prêter

Des verges à Lidame afin de vous fouetter. - Quinault, Amant indiecret, IV, h.

Et notre maître ès-arts, qui n'étoit pas un fat.

La Fout., III, p. i3i : Fabl., XI, 5.

Je sors de chez un fat, qui, pour m'assassiner. . . - Dbspb., SaL

5o Vu fat quelquefois ouvre un avis important. - Io., Artpoét., IV.

Élomire (Molière). Dix pièces, ouy, morbleu, dix pièces, tout autant,

Ont depuis ce temps-là (depuis Sganarelle) sorty de ma cervelle :

Mais dix pièces, morbleu, de plus belle en plus belle;

De sorte qu'à présent, si je n'en suis l'autheur,

Quelque pièce qu'on joue, on en a mal au coeur,

Et, fut-elle jouée à l'Hostel de Bourgongne,

L'Àutheur n'en est qu'un /a/ et l'acteur un yvrongne.

Le Boulanger de Chalussat, Élomire (Molière) hypocondre, 1O70; au &* acte, Divorce com., se. 9.

Voir ci-dessus, p. i36, au mot drôle, une citation de la même scène.

Illustre Balafré, dit tout bas Élomire,

L'occasion est chauve, et qui ne la prend pas,

Alors qu'il la rencontre, est mis au rang des fait. - Io., ibid., V, 3.

Ce n'est pas le tout d'avoir le nom (de Monsieur de l'Àrc-en-Ciel); quelque fat se serait contenté de cela; mais j'y ay aussi adjoûté les armes convenables.

Araspe et Simandre, 1673; II, p. 189.

Je vous promets, Monsieur, de conduire si bien L'intrigue, que jamais ce fat n'en saura rien. ,

Moutfleury, Ec. de» Jaloux, I, 8.

Un festin? Pourquoi faire?

Ceux qui le mangeraient me prendraient pour un fat.

Id., Fem.juge et partie, III, s.

Il ne passera jamais dans mon esprit que pour un homme qui se laisse mener par le nez, comme un fat. - Hauteroche, Crisp. méd., III, 3.

Bon! a-t-on de l'esprit à Paris? Si-tôt qu'il y a un f al dans un pays, on l'y envoyé ; c'est le rendez-vous de tous les sots de France.

Regnaid, La Coquette, II, 3.

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