FEINTE — FÉLON
Renier, qui les blâme tant, ne feint pas de dire qu'ils (les Vaudois) vivoient justement parmi les hommes. - Bossuet, HUt. des Var., a in-A°, 1688; II, p. a&a.
Ne feignez point de me mettre au nombre de ceux que vous aimes et qui vous aiment. - Sév., III, p. 387.
FEINTE, simulation, mensonge.
707 Si? Vous en doutez donc, et prenez pour des feintes Tout ce que de sa part je vous ai fait de plaintes?
Éc. des Mar., II, 8.
996 Ses ennuis sont des jeux, son angoisse une feinte. - Malh., 1, i5.
5 La feinte est un pays plein de terres désertes.
La Font., I, p. 199 : Fabl., III, 1.
161 De \i feinte à l'effet on n'a qu'un pas à faire. - Id., VII, p. 5ao : Attrée, I, a.
i453 Veulent-ils m'éblouir par une feinte vaine? - Rac, Phèdre, V, h.
Quelque juste courroux qu'ait causé cette feinte. Ma bouche contre vous se refuse à la plainte.
Mortyleurt, Dame médecin, V, 10.
Je ne suis plus la dupe de ses feintet. — Vraiment, de l'air dont il s'y prend, il ne paroit pas beaucoup de feinte à son fait - Du Vbhdibh, Flatteur, 1696 , III, 9.
Feinte : trait de feinte , terme de danse.
19& Vois-tu ce petit trait de feinte que voilà? - Fdch., I, 3.
* Cette expression semble empruntée à l'escrime. C'est une attaque simulée pour provoquer, de la part de l'adversaire, un mouvement qui le découvre.
Il y a plusieurs fein tet, la droite, la baute, la basse, à i'entour du poignard, aux yeux : les niais s'amusent à faire parade, et des feintée en l'air et faire la beste; mais il faut tousjours prendre la feinte pour le coup, car souvent on tire sans feinte, et, pour bien faire, il faut que le coup suive immédiatement \b feinte. Reiié François (le P. René Binet), Merv. de la Nature, in-6*, i6a6, p. i56.