‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 335 sur 625 · FENDRE LE CŒUR — FÉRIR · texte numérisé non relu

FENDRE LE CŒUR — FÉRIR

* De Callières, dans les Mots à la mode (169a), se moque des gentilshommes et surtout des bourgeois «qui disent Madame une telle au lieu de ma femme, comme les plus honnêtes gens le disoient autrefois ». - P. 56-59*

Fendre le coeur, locution.

Mamie, vous me fendez le cœur. - Mal. imag., 1,7.

Cette fille est mon foible, et ses pleurs m'attendrissent; Elle me fend le cœur. - Montfleurï, Dupe de toi-même, H, 5.

Ils disoient des choses h fendre le cœur. - Se?., VI, p. 33 1.

FER : RATTRE LE FER, faire de l'escrime; BATTEUR DE FER,

spadassin.

1&90 Et j'ai battu le fer en mainte et mainte salle. - UEl., IV, 2.

Maître d'armes. Mon petit musicien, je vous ferois chanter de la belle manière. — Maître à danser. Monsieur le batteur de fer, je vous apprendrai votre métier. - Bourg, gent, II, 2.

Dans les salles aussi Ton me voit triompher, Le fleuret à la main, et je bats bien le fer.

Chevalier, Amourt de Calotin, III, /i.

Fer : battre le fer, locut.; aujig.

Enfin , à force de battre le fer, il en est venu glorieusement à avoir ses licences. - Mal. imag., II, 5.

* On connoit la locution proverbiale «battre le fer pendant qu'il est chaud» :

Nos confrères déjà l'ont berné comme il faut : Battons le fer, comme eux, cependant qu'il est chaud.

Le Boulanger de Chalussay, Elomire (Molière) hypocondre, 1670; III, 1.

FÉRIR, frapper, atteindre.

399 Peut-être on avez-vous déjà féru quelqu'une?

Éc. des Fem., I, U.

Ne te fie à mule qui rit ,

N'a femme qui de l'œil fait signe;

Car Tune des pieds teférit,

L'autre dos ongles t'esgrafline. - Larrivrt, Les Tromperies, 1, 3.

Je n'ay garde de dire autrement que «rCarmolin c&lféru d'amour*. H faut user do mots propres pour chaque personne. - Sorrl, tterg., erirav., iG3o; HI , p. 378.

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