FENDRE LE CŒUR — FÉRIR
* De Callières, dans les Mots à la mode (169a), se moque des gentilshommes et surtout des bourgeois «qui disent Madame une telle au lieu de ma femme, comme les plus honnêtes gens le disoient autrefois ». - P. 56-59*
Fendre le coeur, locution.
Mamie, vous me fendez le cœur. - Mal. imag., 1,7.
Cette fille est mon foible, et ses pleurs m'attendrissent; Elle me fend le cœur. - Montfleurï, Dupe de toi-même, H, 5.
Ils disoient des choses h fendre le cœur. - Se?., VI, p. 33 1.
FER : RATTRE LE FER, faire de l'escrime; BATTEUR DE FER,
spadassin.
1&90 Et j'ai battu le fer en mainte et mainte salle. - UEl., IV, 2.
Maître d'armes. Mon petit musicien, je vous ferois chanter de la belle manière. — Maître à danser. Monsieur le batteur de fer, je vous apprendrai votre métier. - Bourg, gent, II, 2.
Dans les salles aussi Ton me voit triompher, Le fleuret à la main, et je bats bien le fer.
Chevalier, Amourt de Calotin, III, /i.
Fer : battre le fer, locut.; aujig.
Enfin , à force de battre le fer, il en est venu glorieusement à avoir ses licences. - Mal. imag., II, 5.
* On connoit la locution proverbiale «battre le fer pendant qu'il est chaud» :
Nos confrères déjà l'ont berné comme il faut : Battons le fer, comme eux, cependant qu'il est chaud.
Le Boulanger de Chalussay, Elomire (Molière) hypocondre, 1670; III, 1.
FÉRIR, frapper, atteindre.
399 Peut-être on avez-vous déjà féru quelqu'une?
Éc. des Fem., I, U.
Ne te fie à mule qui rit ,
N'a femme qui de l'œil fait signe;
Car Tune des pieds teférit,
L'autre dos ongles t'esgrafline. - Larrivrt, Les Tromperies, 1, 3.
Je n'ay garde de dire autrement que «rCarmolin c&lféru d'amour*. H faut user do mots propres pour chaque personne. - Sorrl, tterg., erirav., iG3o; HI , p. 378.