FRIAND DE
Quel souvenir vous afflige , mon frère f luy dit Alcidas : car c'est ainsi qu'ils commençoicnt de s'appeller. - M111" de M. (de Marge), Cleobuline, i658, p. a a 5.
16 Mon frère a-t-il tout ce qu'il veut,
Bon soupe, bon gîte, et le reste? - La Font., II, 36a : FabL, IX, a.
* Ce sens de compagnon est plus accusé dans les exemples suivants :
Bons bourgeois, du temps de nos pères, S'avisoient tard d'être bons frères.
La Fort., V, p. 3o8 : Conte$, III, 7.
Mais pour mieux m'édaircir, penché vers l'un d'eux : Frère,
Ai-je dit , n'a-t-on pas préparé tout ceci
Pour un certain château qui n'est pas loin d'ici?
Th. Corn., L'Inconnu, IV, h.
Ah ! vous voilà , beau-père?
Je crois qu'en votre temps vous étiez un bon frère.
Ii>., Comtesse d'Orgueil, III, 9.
J'ons mousquets, baudriers, épées, bandoulières,
Habits , chapeaux , souliers , avec dix-neuf bons frères
Qui ne cherchent qu'à rire. - Moutfleurt, FiUe Capitaine, IV, 1.
En esprit, beaux discours, vous l'emportez sur moi;
Mais où l'esprit n'est pas tout à fait nécessaire,
Monsieur, sans vanité, je suis assez bon frère, - Haoterochb, Le Deuil, se. h.
* Même emploi en italien : (tCoriuola (servo) : Io faro il vostro volere. — Alberto (vecchio) : Va pur, fratello.n - La Cameriera, del Sig. N., S. in Vcnetia, 1679; V, 1.
Friand de . . .
5&7 Vous pensiez bien trouver quelque jeune coquette, Friande de l'intrigue, et tendre à la fleurette?
Ec. des Mar.y II, 6.
Bon à faire à Gassion d'être friand de batailles.
Scarroii, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. a5o-a5i.
* On remarquera que ce vers, tiré d'une chanson à boire, a quatorze syllabes; de même pour les suivants :
J'aime mieux comme un pourceau me remplir jusqu'à la gorge
De friands morceaux Que d'aller aux Pays-Bas à cheval comme un Saint- Georges. - Id. , ibid.
Après tout, vous avez la gloire que j'ai été plus friande du vôtre (de votre cœur) que de tous les autres. - Id., ibid.; I, p. Aa3.
159 Dans Montauban, quelques mutins Friand* de troubles intestins A voient attiré dans leur ville, Par une émotion civile, Quelques gens des troupes du Roy.
Lorit, Mute histor., 39 octobre 1661.