FRIPON
Elohibb (Molière). D dit vray, je suis né dedans h friperie,
Qu'autrement à Paris on nomme Juifverie.
Le Boulanger de Chalussay, Élomire hypocondre, 1670; II , 6.
Fripon, friponne.
1 io3 Et je ne pense pas que Satan en personne Puisse être si méchant qu une telle friponne.
Ec. des Mar.y III, 9.
9&6 Voilà, friponne, à quoi récriture te sert! — Ec. des Fem., III, 4.
Et de son naturel la nature est friponne. - Tu. CoMt., Berg. extrav., IV, 5.
La coquine a des yeux dont la mutinerie Passe le plus fripon de la friponnerie . . . Peste! encore une fois, que h friponne est belle! - Id., Galant doublé, III, 1.
Est-ce pas? — Ah! fripon friponnant! — Tiens, écoute.
Bodrsault, Médecin volant , se. a U.
5& Mais nn fripon d'enfant (cet âge est sans pitié).
La Fort., II, p. 364 . Fabl., IX, a.
i36 Le rare oiseau! 0 la belle friponne! - Id., IV, p. 75 : Contes, I, a.
Gomment, petit fripon! Vous osez. . .
Id. , VII, p. A 7 5 : Coupe enchantée, se. la.
Petit fripon, vous aurez sur la joue. - Rac, VI, p. 4 01 : lettres.
Lorsqu'il étoit laquais, il n'étoit pas si sage.
— Ni vous non plus, Monsieur, lorsque vous étiez page.
— Nous étions grands fripons. — Vous Pétiez plus que moi.
Quinault, Mère coquette, I, 3.
La friponne, ayant mis son honneur en déroute, A 1 amour conjugal avoit fait banqueroute.
Montfledry, Fem. juge et partie, IV, 3.
Ce n'est que ma suivante. — Une suivante? Peste! Quelle a l'œil égrillard, la friponne!
Id., Coméd. poète, H, 5 ; — Cf. Ambigu corn., 3* inlerm., se. 6; - Trigaudin, 11, 7; - Ec. des Jaloux, II, 6.
Ses sentiments (de Ch. de Sévigné) sont tout vrais, sont tout faux,. . . sont tout fripons, sont tout sincères. - Sév., II, p. 177.
Nous sommes de bonnes friponnes, de tout ce que nous disons sur le sujet de M™* de Coetquen. - Id., II, p. 357-358.
Qu'une mouche bourdonne autour de ma maîtresse , . . . Ou qu'un zephir^/ri/jon lui lève son mouchoir, Soudain j'entre en fureur, je pâlis, je frissonne.
Regnabd , Ep. à Vàbbé Renùvoglio.
* Le mot fripon se trouve déjà dans le Diction, des Rimes d'Odet de la Noue en 1596 ; on ne le trouve plus ensuite que dans Gotgrave (1611), avec les traductions suivantes :