‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 448 sur 625 · GLORIEUX · texte numérisé non relu

GLORIEUX

1070 Et chacun de ses feux pourra, par sa valeur,

Ou défendre la gloire, ou venger le malheur. - D. Gare, III, 4.

* On trouve dans les Lettrée de Costa r une longue dissertation, que Ménage a approuvée, dans ses Rem. sur Malherbe (1689, p. 260), à propos du mot gloire, qui ne se prend pas toujours pour trie bruit et l'éclat que font les grandes actions. Il signifie (aussi) perfection glorieuse, par cette figure. . . qui s'appelle en rhétorique métonymie, et qui donne quelquefois aux causes les noms et les qualités qui appartiennent à leurs effets». - Gostar, Lettr., Paris, Courbé, i658, a vol. in-A°; I, p. 863-864.

GLORIEUX, i° Appliqué aux personnes : chargé de gloire; fier, orgueilleux.

5 Dom Sylve, comme lui, fit briller à mes yeux

Toutes les qualités d'un héros glorieux. - D. Gare. , I , t .

1083 Ces lieux vous sont ouverts : oui, sortez-en, sortez,

Glorieux des douceurs que vous y remportez. - Ibid., 111, 4.

Ne sois pas glorieux de ra'avoir reduitte à l'extrémité dont je parle.

D'Uaré, UAstrée, 161 A; II, p. 99; - CL Id., ibid., II, p. £3.

Il est plus glorieux qu'un pet, et ce drosle-là n'en feroit pas un k moins de cinq sols. - Comte de Gramail, Coméd. de$ Prov., I, 7.

Mon maistre de chambre estoit un jeune homme glorieux et impertinent au possible. - Soril, Francion, liv. III, p. 175.

Cettuy-cy, glorieux de se voir consulté,. . . leur dit qu'ils le laissassent faire.

D'Ouvillb, Contée, 1 666 ; édit. Jouaust, I, p. 6ft.

11 luy cousta deux mille livres En argent, vestemens et vivres, Dont les pauvres Comédiens, Gueux comme des Bohémiens, Devindrent gras comme des moines Et glorieux comme chanoines.

Scarros, Œuvr., Paris, David, 1700; I, S7A : IJgetide de Bourbon , 1 64 1 .

Elle estoit si retenue, et d'une humeur si réservée et si glorieuse, que peut-estre elle auroit eu de l'inclination pour une personne faite comme Aronde, qu'il n'en auroit jamais eu la moindre coimoissance.

Skgrais, Nouv. franc., i656; 5* Nouv., p. 81 -8a.

Or cet Atlas, fils de Japet,

Étoit glorieux comme un pet. - Richer, Ovide bouffon, t66s, p. 48 1.

Mathilde le crut et en eut un dépit extrême. Néant moins, comme elle estoit glorieuse, elle n'en témoigna rien. - M1,e dk Scddért, Mathilde, 1667, p. aai.

11 estoit glorieux et fier comme un'petit dragon.

Araspe et Simandre, 1679; II, p. i3i.

981 Je sais ce que le Ciel m'a faite au-dessus d'elle, Et suis plus glorieuse encore qu'elle n'est belle. — J'adore cet orgueil, il est égal au mien. - Corn.. Attila, III, h.

Page 1