DÉPENS (AUX) DE
Dépècktz, Réatrix; allez-y de ce pas. - Tu. Cobji., Engag. du hazard, IV, 1.
Mais votre onde Albiran m'a chargé d'une lettre. . . — Donnez donc, dépêchez. — Vous l'aurez à l'instant,
Quihaclt, Amant indiscret, i65â, II, 7; - Cf. 1a., ibid., V, à.
5*4 . . . Dépêchez, donnez rotre requête. — Rac, Plaid. , II, 9.
Maïs dépêchant d'aller ou mon maître m'a dit,
Mo.ittlscit, Coméd. poète, I, 9; - CL 1a., Gentilh. de Beauce, I, 6.
Dépêchez, mon petit coeur, dépêchez de dire ouL
CHAMPMtsii, Rue Saint-Denus, se 16.
La robe; dépêchons; passez-la dans mes bras. - rUcxuu), Légal, unit., IV, 6.
Allons, que Ton me bride un eheral. Dépêchons.
I»., Vendanges, se. i5; - Cf. Id., ibid., se 10.
Dépâcher, tuer; expédier vite.
5i5 Oui, fai juré sa mort; rien ne peut l'empêcher :
Où je le trouverai , je le Yeux dépêcher. — Sgan. , se. 9 1 .
C'est un homme expéditif, expéditif , qui aime à dépécher ses malades. — Pourc., I, 5.
Aussitôt qu'il y en a un (gladiateur) qui a tué son homme, on le met aux mains avec un autre qui le tue ; et jamais on ne laisse le victorieux en repos, jusqu'à ce qu'un autre Tait dépêché. - Mali., II, 983.
Sa mère va à confesse, et, ayant fait, elle dit au curé : Monsieur, je vay vous envoyer mon fils ; je vous prie de le dépescher.
D'Ouvilli, Contes, i644, Paris, Jouaust, i883; II, p. 80.
Chorebe fut de Pénélée
En quatre ou cinq coups dépêché;
L'autel de son sang fut taché.
Sciaioa, Vûrg. trav., Paris, 1705; I, p. i46.
Ayant miré nostre cocher,
Afin de le mieux dépescher,
Il luy tire droit à la teste. - Rica», Ovide bouffon, 1669, p. i58.
DÉPENS (ÂDX) DE ... , AUX DÉPENS DE QUI IL APPARTIENDRA, formule de droit.
Quand j'ai vu qu'à toute force ils vouloient que je fusse médecin, je me suis résolu de l'être, aux dépens de qui il appartiendra.
Méd. malgré te, III, 1.
Les Etats (de Hollande) entreprirent. . . de la soutenir (cette guerre). . . aux dépens du public. - Rac, V, i58. (Notes histor.)
Je ne sais point me faire valoir aux dépens <f autrui. - La Roche?., Il, 457.
Calvin blessé sur ce point (de l'éloquence) ne se peut tenir, et, aux dépens de sa modestie, il faut quil dise que personne ne s'explique plus précisément ni ne raisonne pins fortement que luy. - Rossdit, HhU des Var. , 9 in-&°, 1688 ; U , p. 5 1 .