‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 453 sur 625 · GOGUENARDERIE · texte numérisé non relu

GOGUENARDERIE

Je vous ai bien dit que c'était un médecin goguenard. — Oui, mais je Tenvoirois promener avec ses goguenar dévies. - Méd. malgré lui, II, 2.

* Voir Goguenard.

GORGE : SE COUPER LA GORGE, se battre en duel.

Je viens vous dire civilement qu'il faut, si vous le trouvez bon, que nous nous coupions la gorge ensemble ... — Je suis votre valet ; je n'ai point de gorge à me couper. - Mar. forcé, se. 9.

Mais jamais mon neveu ne sera son époux , Qu'il ne te soit coupé la gorge avecque vous.

Montflei'Rt, Fille capitaine, V, th.

Goulu.

443 C'est que chacun n'a pas cette amitié goulue

Qui n'en veut que pour soi. — Éc. des Fem., II, 3.

Quant à moy, Beys, je te jure, Que mes yeux de Vire goulus, De tes vers déjà deux fois lus Ne pouvoient quitter la lecture.

ScARitOft, GEuvr., Paris, David, 1700; l, p. Go.

Luculle estoit trop dissolu, Cirasse , de l'argent trop goulu.

Id., ibid.; I, p. 365; - Cf. Virg. trav., Paris, 170.*»; 1, p. 983.

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