GOGUENARDERIE — GOULU
Je fais le goguenard, je ris, je m'émancipe.
MoRTFLKunr, Fem.juge et partie, I, 3.
... Je n'ai rien trouvé de si plaisant que vous.
— Un peu trop goguenard, peuMtre. - Id., Critp. gentilh., III, 7.
Et comme c'est un air à demi goguenard, Je l'ai pris sur un ton entre doux et hagard.
Poisson, Coméd. Mans titre, V, h ; - Cf. Id., Ias Fern. coq., IV, 19.
* «r Goguenard ne se dit que dans le style bas et familier; ce n'est pas un nom fort honorable. On dit ordinairement d'un homme qui se mêle de railler sur tout, et de faire des pointes à tout propos sans beaucoup d'esprit , que c'est un goguenard; et il y a apparence que M. Ménage (dans ses Obeerv. eur la lang, franc.) n'a pas prétendu louer le P. Bouhours quand il a dit, dans son Avis au Lecteur : (r Notre Rév. Père Goguenard, qui «ne cherche qu'à faire rire ses lecteurs.» - Andby de Boiskegard, Réjl. eur l'usage prie, de la lang. franc., 1693, p. 2A2.
Goguenard, goguenarder, sont de la même famille que gogue, goguelu, goguelureau, godelureau. Goguenarder parait, dès 1611, dans le Gotgrave; mais on ne trouve goguenard dans aucun lexique avant i64a (Rech. ital. et franc, de César Oudin). Le Diction, dee Rime» de 1668 le donne aussi, puis Ménage, dans ses Origines en i65o.