‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 468 sur 625 · GRISETTE · texte numérisé non relu

GRISETTE

et de personnes constituées en dignité. Et ces vers n'ont pas du être écrits par M. Despréaux; et ils pourroient n'être pas allégués par M. Richelet.» - Mimai, Diction, étymol., édit. 1750; v° Grimaud.

Le mot grimaud avait deux sens; d'une part, il se rattachait à grime (comique grime), grimace, grimoire; du haut allem. grim, farouche, furieux, hideux, qui se retrouve en holland. et en angl. grimme; dans ce sens, Grimaud, c'est le diable, père de diables:

Là dessus, il m'a appelé Gritnaut, le père au Diable. - Corn, de» Prov., Il, 3.

qui

son Diction, d'argot. C'est par suite de cette confusion que grimaud a pris pli langue des collèges : on appelait martinets les plus jeunes élèves externes, galoche* les plus âgés (voir Pasquiu, Rech., îôai, p. 83 0, 6.), et grimaud* les élèves, internes ou externes, des classes inférieures, puis, par extension, les maîtres de ces élèves, les pédants, etc. — On appelait aussi, d'après Richelet, ces écoliers des basses classes, grimée, et , d'après Gotgrave , grimouchee.

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