DÉPITER (SE) — DÉPLAISIR
i539 ^ ne fa*t Pas ^en s^r' ^ vous 'e trancher net,
D'épouser une fille en dépit qu'elle en ait. — Fem. sav. , V, 1 .
Quelquefois il faut prendre, en dépit que nous en ayons.
Malh., Trad. de Sén.
Ceux qui lisent leurs missives En dépit que Ton en ait, . . • Y furent bien testonnez.
Scahboh, Œuvr., Paris, David, 1700; I, p. 95.
i38 Tu me forces à rire, en dépit que] en aye. - Cobh., Place Roy., I, a.
De plus, un Don Félix, adroit de la prunelle, En dépit que j'en aye , a toujours l'œil sur elle.
Th. Corn., D. Bertr. de Cig., IV, 1.
La pièce. . . Il en faut rire, en dépit qu'on en ait.
Moïitflecrt, Dupe de soi-même, IV, a.
* «On dit aussi : en dépit qu'il en ait, pour dire : malgré qu'il en ait.» (Acad., 1696.) — Ni Monet, ni Richelet, ni Furetière, qui admettent en dépit de, ne donnent en dépit que.
Dépiter (Se).
Toi et la Justice? — Oui. Elle en usa fort mal avec moi, et je me dépitai de telle sorte contre l'ingratitude du siècle, que je résolus de ne plus rien faire. — Fourb. de Scap., I, a.
D ne faudrait pas se dépiter pour peu de chose. - La Rochbp., III, 179.
DÉPLAISIR : «Fâcherie, chagrin, douleur d'esprit, affliction. t> - Diction, de ï Acad. , ire édit., 1696 : douleur violente.
1 ia5 Et le bruit du trépas de l'illustre Comtesse Doit s'emparer si bien de tout mon déplaisir, Qu'aucun autre souci n'a droit de me saisir. — D. Gare, IV, 1.
1598 Et si de votre amour les déplaisirs sont grands,
Qu'il se fasse un secours de la part que j'y prends.
/6tVJ.,V, 3.
i634 Et faire que ma mort, propice à mes désirs,
Affranchisse mon cœur de tous ses déplaisirs. — Ibid. , ibid.
i65a Madame, au désespoir où son destin l'expose
De tous mes déplaisirs n'imputez point la cause. - Ibid. , V, h.
225 Qu'est-ce donc? qu'avez- vous? et sur quels déplaisirs, Lorsque vous me voyez, poussez-vous des soupirs?
Fâch., I, 5.