GUEUX
Crois-moi , ne t 'obstine pas dans une condition où il n'y a que gueuserie à espérer et gibet à gagner. - Du Verdies, Le Flatteur, 1696; V, A.
Doucement, Monsieur, voilà encore trois louis d'or. — Une belle gueuserie, vraiment! - Regnaiid et Dupreny, Foire Saint- Germain, II, 5.
Gueux.
709 Non de ces gueux d'avis, dont les prétentions
Ne parlent que de vingt ou trente millions. - FAch., III, 3.
i5qo 0 Ciel! Vit-on jamais une telle insolence?
La peut-on concevoir d'un serviteur, d'un gueux!
Amph.y III, a.
Il ne faut pas trouver étrange que des personnes conduites par le désespoir ou par le dépit s'entre-baltent comme gueux.
Le P. Garasse, Rech. de* Rech. de M" Est. Pasquier, i6aa, p. 85 1.
Icy me revient une conception que j'eus de ce temps-là . . . Bien qu'elle parte d'un gueux, pense qu'un gueux, pour estre gueux, n'est pas moins homme pourtant, et peut n'est re pas sans esprit, si l'habit ne fait pas le moine.
Chapelain, Trad. de Guzm. dfAlfar., i63o ; 1, p. 171 ; - (X ibid., II, p. 658.
* La traduction de Chapelain porte pour titre : crLe Gueux, ou la Vie de Guzman d'Alfarache, image de la vie humaine.»
11 n'y a que trois jours que lu es sorty de l'hôpital , et tu veux faire des comparaisons avec les gueux! - Comte de Cramail, Coméd. des Prov. ,1,7.
Depuis que les auteurs font les gueux en vers et en prose, l'Kpître liminaire ne passe que pour une estocade. - Scarrok, Œuvr., Paris, David, 1700; 1, p. 368.
Tout gueux qu'ils sont (ses vers), ils ont un cœur de Roy.
Saint-Amant, Œuvr,, bibl. elzév., I, p. 387.
Quel peut être ce vice? — H est gueux comme un rat.
Th. Corn., D. Bertr, de Cig,, l, a.
Cadet, prétendez-vous avoir beaucoup d'enfants ?
— Peut-on?. . . — Point de peut-on, car je vous le défens.
La cause est qu'il n'est point de famille nombreuse
Qui presque en moins de rien ne dégénère en gueuse.
Id., Comtesse d'Orgueil, 1, 3.
Etre gueux en amour est un malheur extrême.
Id. , 1, 1 ; - Cf. D. Rertr. de Cig. , V, îa.
Immobile, le pauvre fat Demeura fixe en cet état , . . .
En action de suppliant, Tendant la main en gueux malade Qui va demandant la passade.
Ricnen, Ovide bouffon, i6t);i, p. 3Ao-3Ai.
A«)9 Le coquin parle en Prince, et n'est qu'un gueux parfait.
La Font., VII, p. 89 : L'Eun., 11, 3.