‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 477 sur 625 · GUEUSERIE · texte numérisé non relu

GUEUSERIE

i65 Et la fête de Pan, parmi nous si chérie,

Auprès de ce spectacle est une gueuserie. - Mélic, I, 3.

Je ne fais point de tort aux beaux esprits prétendus de nos dogmatisans de les loger parmy les gueux, d'autant que tout leur fait n'est que gueuserie, leurs propos ne sentent que la gueuserie. - Le P. Garasse, Doctr. cur., 162 fi, p. 67.

Me considérant de tout point ruiné, je me pris à faire le mestier de la noble gueuserie. - Chapelain, Trad. de Guzm. d'Alfar., i63o; 1, p. i63.

J'appris que la gueuserie est un grand livre qui nous apprend les mœurs du peuple. - Cm. de Bergerac, Voy. dans le Soleil.

La gueuserie ayant été attachée à sa naissance, elle luy est si naturelle qu'il semble que, quelque bien qui luy arrive, il faille qu'il paroisse toujours gueux.

Sorel, Polyandre, 1668, M, p. 4ao; - Cf. Id., ibid., II, p. 169, 6o5.

C'est un homme discret, civil, d'humeur commode,

Et dont la gueuserie est l'unique défaut. - Th. Corn., Comtesse d'Orgueil, I, 1.

Malgré sa gueuserie,

Jamais chevalier n'en voudra. - Mohttleury, Coméd. poète, III, h.

Cela me paroit une sorte de magie noire, comme la gueuserie des courtisans; ils n'ont jamais un sou, et font tous des voyages. - Se>., VII, p. 33.

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