HOIR - HOMME
Quoi ! vous hochez la teste ! Est-ce que vous douiez ?
Quihiult, Mère coquette, II, a.
* On disait aussi € hocher la bride» , pour dire <r sonder les sentiments de quelqu'un , l'exciter à se déclarer», comme on hochait la bride à un cheval pour le stimuler :
11 faut doucement hocher la bride aux esprits pour les faire tourner du côté qu'on veut. - Malh., II, p. 368.
Le mariage. . . oh ! oh ! vous riez déjàl Tudieu! Il ne faut que vous hocher la bride. - Richard, Hom. à b.fort., II, 1.
Enfin hocher signifiait faire des hochet ou coches :
H luy respondit avec une ignorante fierté : Hé! vrayment, si je ne sçay escrire, je hocheray; voulant dire que, comme il faisoit des hochet sur une table pour marquer les livres de viaude qu'il vendoit à ses chalans, il en feroit autant sur du papier, pour luy tenir lieu de signature. - Fubetiàrb, Rom. bourg., p. a 63.
HOIR, héritier; terme de droit.
1069 Il peut l'avantager
Lorsqu'il l'aime beaucoup et qu'il veut l'obliger, Et cela par douaire, ou préfix qu'on appelle, Qui demeure perdu par le trépas d'icelle , Ou sans retour, qui va de ladite à ses hoirs. Ou coutumier, selon les différents vouloirs . . •
Éc. des Fem.9 IV, a.
Sottes gens
Qui pour un zest, pour une paille, Bouttant jusqu'à l'ultime maille , Apprennent à leurs hoir$ enfin Que cil qui plaide est moult peu fin.
Saikt-âmâht, OEuvr.y bibl. elzo\., I, p. a 18.
i55 En prométant d'être fidelles A ses hoirs, mâles ou femelles.
Lorbt, Muze hislor., i3 novembre 1660.
Hoirs mâles et femelles. - Rac, V, p. 388 : Factums.
Un oncle, un honnête homme,
A bien voulu descendre aux ténébreux manoirs Pour nous mettre à notre aise et nous faire ses hoirs.
Rbgnard, Ménechtnes, IV, 9.
HOMME, double sens : homme en général; mari.
378 (Test mon homme, ou plutôt c'est celui de ma femme.
Sgan.y se. 9.
♦ C'est mon homme, c'est-à-dire c'est Y homme dont il s'agit, Yhomme que je cherche; c'est Yhomme de ma femme, c'est Yhomme qui convient, qui plaît à ma femme.