LOUABLE — LOUER AVEC LES MAINS
Et iors que nous pensons nous voir en seureté, C'est lors que de nouveau sa fureur se resveille.
ScuoéBY, Poe$. div.y in-a% 1669, p. so6.
La ville tout en feu paroist lor$ allumée. - Id., ibid., p. 73.
L'Admirai de Gastille estoit lors à une de ses maisons.
M"* db Scudéby, Matkilde, 1667, p. s53.
Je suis un peu plus éloigne de vous que je ne l'élois fors.
Rac, VI, p. A3i : Leur.
Ce fut Ion, que la sincérité de ce grand Ministre parut. - Li Rochep., Il, p. 65a.
J'en veux prier mon père, et, s'il n'y consent pas,
Léandre pourra Ion m'enlever de ses bras. - Poisson, Foux diverL, II, 1 5.
* «Lon ne se dit jamais qu'il ne soit suivi de que, s'il n'est précédé d'une de ces deux particules, dez ou pour : dez tort, pour Ion. . . »
Vaugelas, édit. Chassang, I, p. 36o-36i.
rrM. Chapelain s'est déclaré contre loi-t mis pour alors, et ne peut souffrir qu'on dise : <r Voyant Ion le péril.».. . M. Ménage condamne alon que pour ton que, mais il ne condamne point : tr Voyant Ion le péril », et le trouve presque aussi bien que : cr Voyant ohm «rie péril». 11 a avoué qu'il diroit : «Le cardinal du Perron, Ion eveque d'Evreux», et rapporte ensuite plusieurs exemples de nos Poètes, qui ont dit lors pour alors. Les habiles de la langue que j'ai consultez sont d'un sentiment contraire ...»
Tu. Corn, dans le Vaugelas, édit Chassang, I, p. 36s-363.
« bon n'a plus aucun usage dans nostre langue , s'il n'est précédé de la particule dès ou de pour : dès lors, pour lors, ou suivi de que ou de la particule de, comme : «bon fxque je le vis, Ion du mariage du Roy», encore cette dernière façon de parler n'est-elle pas du beau style. Quant à lors absolu, il n'est pas mesme permis aux Poètes de s'en servir à présent; il faut dire alors, qui est le tune des Latins. . . »
ÀCAD. FRANC., ibid., I, p. 363.
Louable.
La matière est-elle louable? — Je ne me connois pas à ces choses.
Méd. maigri lui, II, û.
* Louable, en terme de médecine, se dit des bonnes qualitez des humeurs du corps. «On fit une incision au nombril ; . . . il en sortit huit ou dix livres de pus louable (Dcgori).»
Diction, de Trévoux, 1739.
LOUER AVEC LES MAINS, ici, payer.
Des louanges toutes pures ne mettent point un homme à son aise : il y faut mêler du solide, et la meilleure façon de louer, c'est de louer avec les mains. -JBourg. gent. , 1 , 1 .
* Le sens qu'a voulu donner à cette expression le Maître de musique est fixé par ce qui précède.