‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 622 sur 625 · LOURDERIE — LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LOURDERIE — LUMIÈRE

Ouais ! Claudine , lu es bien loup-garou.

Id. , Crit. de Vllom, à b. fort. , se. 3 ; - Cf. Id. , Fol. am. , 1 , 1 .

* <r Loups-garous (c'est-à-dire gare et gardez-vous), car ils sont acharnez de chair humaine.» - Le P. Reh£ François (René Binet), Merv. de la nat., 1636, p. 18.

vLoup-garou est, dans l'esprit du peuple, un esprit dangereux et malin qui court les rues ou les champs la nuit. Mais c'est en effet un fou furieux qui court les nuits sur les routes, et qui bat et outrage ceux qu'il rencontre.» - Fubetibhe, Diction.

LOURDERIE , sottise commise par un lourdaud.

Entrez, Jeannot. — Autre lourderie. - Escarb., se. 3.

Je ne les vis onc mettre la main sur autre chose que sur quelques morceaux de viande . . . Encore faisoienl-ils mille lourderie $.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Âlfar., i63o; II, p. 66.

H y en avoit peu qui ne déshonorassent leur mestier par leur lourderie et leur ignorance. - Id., ibid.; III, p. 1 15 ; - Cf. III , p. a/11.

* Lourderie ne se trouve dans le Nicot que dans les éditions de 1618 et i6a5, comme tiré d'Amyot. Il parait sous la forme lourdrie dans les Diction. franç.-Jîam. de 1618 et i6A3. — En i6Âa , Rech. ital. et franc. d'Oudin, lourderie. Le Diction, des Rimes de 16/18 ne le donne pas. En 1660, dans Duez, lourdauderie ; dans Oudin, lourderie»; ni Pomey, ni Gaudin, ni Guy Miège, ni Richelet, ni Danct, ni Furetière, ni l'Académie française, ne l'admettent en 1676, 1677, 1679, 1680, i683, 1690, 169&. Mais, a partir de la deuxième édition, l'Académie lui a toujours donné place. — Do nombreux dictionnaires donnent lourdiee dans le même sens.

Lui pour soi.

* Voir Soi pour lui.

LUMIÈRE, éclaircissements, renseignements, clarté.

371 Je ne m'étonne pas, après cette lumière,

S'il y venoit tantôt de si douce manière. - Éc. des Mar., II, 3.

45 1 Et j'en veux, dans les fers où je suis prisonnière, Hasarder un (un avis) qui parle avec plus de lumière.

Ibid., II, 3.

166 3 Et c'est un coup trop hasardeux

Pour l'entreprendre sans lumière. - Amph., III, 5.

Croyez-Yous que je ne vous estime pas assez pour vous ouvrir mon cœur, et vous donner toutes les lumières que vous pourrez désirer de moi sur le sujet de ces deux Princes? - Am. magnif., II, 3.

Vos yeux. . . ne vous ont-ils point donné quelques petites lumières du penchant de mon cœur? — Ibid., ibid.

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