‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 3)Chapitre 77 sur 625 · DIABLE EMPORTE — DIABLERIE · texte numérisé non relu

DIABLE EMPORTE — DIABLERIE

A II fin , lOllà notre diable de comtesse.

Rb6b.hi>. Crû. de l'Hmn. à li.jarL, se. a. Ce duibU if argent, c'est la cheville ouvrière d'un ménage.

In.. Deenmtt d'Arlequin, ne. s.

Diable emporte, juron.

Quoi?. . . Vous vous défendez d'être médecin? — Diable emporte i je le suis! — Mid. maigri lui, I, '■>.

Est-il bien assuré que je sois médecin? — Oui, par ma figue. — . . . Diable emporte si je le savois. — Ibid. , ibiâ.

Diable emporte si j'entends rien en médecine. — Ibid., III, i.

Diable emporte si je m'en souviens. — Pourc., I, 4. • Lu peu plu» loin, Erasle ose risquer h phrase complète :

Le Diable m'emporte, vous logerez chez moi. - Ibid., ibid.

Diable : avoir le diable au corps.

Je pense, sauf correction, qu'il a le diable au corps. - L'Av., I, 3.

Fabrice, qu'en (Us-ttiT — J'admire sa harangue. Elle a le diable au evrpi, ou du moins à la langue.

Ta. Cou., Charme Al la Voix, II], h; - Cf. la., D. Bertr. dé Cig., III, n Ah ! j'enrage ! 11 fout bien qu'elle ail le diable au corpi.

MoMTLBDllt. Coméd. pilftt, IV, 3.

Elle n le diable au corps , avecque sa grossesse.

In., Ambigu roui., t* inlcrm-, se. 10; - Cf. lu., Critp. gentil., I, t. Il faut qu'un provincial ait hien Je diable nu cor/n pour tenir s'équiper d'uu femme à Paris. - Riciian, Caquette, III, ta.

Diablerie, sorcellerie.

îiSo. Quoil te mêlerois-tu d'un peu de diablerie?

— Non , tout ce que je sais n'est que blanche magie. - L'Et. , I , h

De cestuy inonde rien ne prenant, ne sera qu'une cliienerie, que une brigu plus anormale que celle du recteur de Paris, qu'une diablerie plus confuse qu celle des jcui de Doué (Douai, en Anjou). - Rtaïuis, l'mitagr., 111, 3.

J'acquis de toute diablerie

La pratique et la théorie.

Sciiao.i, Vkg. trae., étlil. r;o&; 11, p. (5g.

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