AUTRE
— Je le quille, ma sœur, pour embrasser le vôtre; Je sais qu il est rangé dessous les lois d'un autre.
Dép. am., II, 3. Édil. orig., i663.
1618 Mariette. Tu nous prends pour un autre, et tu n'as pas afiaire A ma sotte maîtresse.- Ibid,, IV, 4. Edit. orig., 1671.
Une jeune fille. . . la plus belle et la plus louchante qu'on puisse jamais voir. . . Un autre auroit paru effroyable en l'état où elle étoit, car elle n'avoit pour habillement. . .
Fourb, de Scap., I, 9. Edil. orig., 1679.
91 Armande. Non, mais c'est un dessein qui seroit malhonnête
Que de vouloir d'un autre enlever la conquête.
Fem. sav., l^ 1. Edit. 1G73, 1676, 1689.
♦ n y avait grande incertitude sur cet emploi peu explicable du masculin ou sur remploi du féminin dans des cas analoj^ues à ceux dont nous avons cité des exemples ; d'une part, les éditions postérieures à la première emploient, pour la plupart , le féminin, une autre; d'autre part, dans les Femmct tavantei, dès la première édition, on trouve une autre dans les exemples sidvants :
1185 Ce que vous refusez je l'offre au choix d'une autre. Voyez : est-ce. Madame, ou ma faute ou la vôtre?
Fem. sav., IV, 9.
i9ii II n'est plus temps. Madame, une autre a pris la place. - Ibid,
Dans Ptyché, Tédition ori^nale (1671) donne une autre :
&79 Sur nos deux cœurs, Madame, h vos divins appas Nous donnons un pouvoir suprême;. . .
Mais pour une autre que vous-même Ayez cette bonté de n'eu disposer pas. - Psyché, I, 3.
Mais plusieurs autres éditions, entre autres celle de 168a, donnent un autre.
Laînéme indécision , qui a échappé à M. Godefroy, est relevée par M. Marty-l^veaux dans un grand nombre de >ers de Corneille, on, suivant les éditions, on trouve tantôt une autre, tantôt un autre {IjCX, de Cm-n.y introd. , j). l\vi-lx?iii). Nous n'en citerons que les trois exemples suivants :
htii' Sans affront je la quitte et lui préfère un autre, - La Suiv., Il, A.
/Î9& Je me tiendrois heureux entre les l>ras iVun autre. - Pot., II, a.
969 Ne mWre plus un cœur dont un autre est maîtresse. - Toi», d'or, II, k.
De même encore dans Racine et dans M'"' de Scvigné :
1877 Ton cœur, impatient de revoir ta Troyenne,
Ne souiïre qu^à regret qu'un autre t'entretienne. - Rac, Androm., IV, 5.