S92 BÂT — BÂTI (BIEN OU MAL
Outre les fléaux, famine, ffuerre, pette,
Il en est encore un fatd aux rimailleurs, Fort connu de tout temps, en France comme ailleurs. C'est un mal qui se preiid d'ordinaire aux épaules. Causé par des bastons, quelauefois par des ^ules; Son nom est ba$tonnade, on oien coup de baston. Qui Yous en donneroit, Messieurs, qu'en diroit-on?
ScAiaoH, Œmr,, Paris, David, 1700, 1, 79.
Ils reçurent des boêUmnadêi, Ils donnèrent des sérénades.
b., Virg. irav., Paris, David, 1706, II, p. a5i. - Cf. I, 67.
Son dos même, endurci, se fait aux bastonnadêi, - Rcgjiard, Tomb, de Dupt'èaux.
BÂT : Otl LE BÂT LE BLESSE, locuium.
hhk Suffit. Vous savez bien où le bât méfait mal. — Sgan.^ se. ai.
♦ La première édition porte : où le hm$ me fait mal; l'édition de 1689 a voulu rectifier. - voir Bou*
Je cuîde que le hoêt vous hUuê Où vostre dos est echaufié.
Farce éTung martf jaloux , Ane, Th.fr., bibl. elzév., I, làs.
Cherchant seulement k e^user les femmes toutes dressées, . . . qui sentissent, sans se le faire dire, où le boMt îee bleeêoU.
Chapiuih, Trai. de Guxm, ^Al/ar., i63o, II, 617.
Mais bien que cela m'intéresse , Ce n'est pas où le ba$t me bleue.
Riches, Ovide bouffon, 166a, p. is8. - Cf. p. 307.
Il sent bien où le bâtie bleese, le coquin. ~ Bâbon, Ecole de» Pèree, IV, i3.
Ah t Ah I voilà donc oàlebdt voue bUeee, Monsieur l'amoureux.
Rboraiid, La Coquette, I, la.
BÂTIR, employé sans complément direct, au figuré : compter sur . . . , fonder des espérances sur . . .
io3o Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants.
Éc. des Fem., IV, 1.
laag . • .Bdtieeant en l'air tur le malheur d'autrui. - Corn., Hor,, IV, h.
BÂTI : BIEN OU MAL BÂTI, bien ou mal fait, en parlant de quelqu'un; en mauvais état.
77 il est ainsi bâti. — Je vous en plains, ma sœur.
Éc. des Mar., I, a.