‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 138 sur 395 · BASQUE — BASSE (UNE · texte numérisé non relu

BASQUE — BASSE (UNE

11 faut que si par un de ses rameaux (de la veine médiane) tu veux ëviciier aussi bien de la teste que du foye, ou au contraire, qu^ayant ouvert (comme pour exemple) le rameau venant de la céphalique, tout soudain tu presses avec ton poulce tout le rameau dHcelle, jusqu'à ce que suffisante évacuation de sang soit faite du foye, par la veine boêilique ou hépatique.

Ambb. Pabié, iiv. Vi, chap. xx; éd. i66à, p. 137.

Basque.

86 Vous m'avez fait trotter comme un Basque, je meure I

Dép. am.y I, 9.

Amour, jeune fallot, petit monstre fantasque,

Qui, pour nous attraper, coun toujours mieux qu^un Baique.

Gilet de la Tassokndbik, Deimaisé, III, 6.

Et les Dieux, pour nous seuls fantasques, Nous font courir comme det Boiques.

ScABBOR, Vtrg. trav,, Paris, David, 1705, I, aâi. - Cf. II, 970.

93 Dans cet hôtel plus de cent masques, Dispos du moins comme des Btuquei.

LoBET, Muzê hiitor,, 9 mars i658.

Vout courez comme un Basque, et moi, las comme un chien, Je cours tout de mon mieux le grand trot pour vous suivre.

MoNTFLEDBT, Ecole deifilUs, 1,1.

Gomme clopinoit jadis M. de la Rochefoucauld, qui va présentement comme un Boique, - Siv., V, 9a3.

Basques : tambour de Basques.

^ Voir Tambour de Batquet.

Basse (Une) ; basse de viole.

Il nous faudra trois voix : un dessus, une haute-contre et une hasse^ qui seront accompagnées d'une basse de viole. ... - Bourg. genU, II, 1.

Je ne pouvois trouver deux hommes plus propres à mon dessein : c*est la ba$$e et le dessus. - Siiv., 11, àh^j.

* M. Gastil-Blaie donne les équivalents suivants : ftDeêiut, ténor ou soprano ; hautecontre désignait une voix plus élevée mais moins volumineuse que le ténor; baae on hoêMe^lle, désignait la voix grave qui chante la batte, n

trLes battet de viole, le théorbe et le clavecin jouoient les battet continuée, La boite continue, dit Furetière, est lliarmonie que font des théorbes ou des battet de viole, qui jouent continuellement tandis que les voix chantent, ou que d'autres instruments jouent leurs parties, ou quelques-uns s'arrêtent. Ges battet continuée avaient leur raison d'être; elles accompagnaient des voix, des chants qui n'avaient aucune mesure déterminée et qu'il aurait fallu suivre à la piste, ce qui était fort difficile. Quant aux violons, on leur abandonnait les pr^udes et les ritoumdles.» - Gastil-Blub, Molière mutieien.

BASTEl ~ BASTONNADE 331

BASTE ! exclamation : assez 1

1963 Baste! Songez à vous dans ce nouveau dessein. - UÉt, IV, 1.

963 Baste I quoi qu'il en soit, je veux par mes travaux. . .

Princ.SÈ., I, 9.

Baste 1 laissons-Ià ce chapitre. - Méd, malgré lui, I, i.

Et quoi ? — Baste, je ne puis pas m*expliquer.

Bourg. genU, III, 3.

Si je n*avois que ceste fascherie, batUJ - Guill. Bouchit, édit. Lemerre, I, 86.

Mais hoMtt ! c^est tout un ; j*auray tantost la bourse.

Le capitaine Lasphrisb, La now, trag.-com,, Ane, Th.fr., t. VII, p. 679.

le Corneille a employé trois fois ce mot, mais il Ta supprimé dans M^ite et dans la Gai. du Pal. dès tùhii et dans VIIL eom. en 1680. - Voir Ltxique de Corneille, dans la Coll. de$ Gr. Écr. — On trouve aussi des exemples du verbe ba$ter.

Mille hommes ne seroient baitam pour me faire quitter un pied de terre.

Laritet, Le Fidelle, V, ti.

Elles virent leur procez boêter mal et prendre une mauvaise suite.

Chapelain, Trad. de Guzm. d'Al/ar., 1 63 0, III, p. 3a 1.

Toume-moy le dos, je te prie.

Ou ton cas baitera très mal. - Richir, Ovide bouffon, 1669, p. &8à.

Renaud n*en prit qu*une somme baitanle.

Pour regagner son logis promptement. - La Font., IV, 969; Conte*, II, 5.

Baete est un mot purement italien : batta, il suffit, verbe, et baita, assez I interjection. Le mot ne figure ni dans Rob. Estienne (i539 ^^ ^^^9)* °i ^^^'^ Nicot (1673, 1606, 1618), ni dans Monet(i6ao), ni dans les Diet. dee rtmet de 16/18, etc. — Monet (i636) dit : ^Baiter, faisant sonner TS, estre battant, estre suffisant Ce chasteau est baêtani à lasser les forces de Tennemy.» — Richelet (1680) dit : vBatter, verbe neutre. Ce mot signifie tuffire, mais il n*est proprement en usage dans ce sens qo^à la troisième personne du subjonctif. Ainsi on dit, en pariant familièrement, et dans le style le pins Das : batte! pour dire : il euffit, c^est assez.»

Diaprés Furetière, qui dit le tenir de Borel, bien qu*on ne voie rien de semblable dans son Trétor, ce mot ne serait en usage que depuis le i^gne de Catherine de Médids, qui Taurait apporté d^Italie.

Bastonnade.

Je ne suis jamais revenu au logis que je ne me sois tenu prêt à la colère de mes maîtres,. . . aux bastonnades, aux étrivières.

Fourb. de Scap., II, 5.

Le capitaine commande au valet du sergent de me donner tant de battonnadet que je vinsse à confession. On m*empoigna à Tinstant, et me fustigea-t-on de telle sorte qu*ils en furent las et moy aussi.

Chapklain, Trad. de Guzm. d'Àlfar., i63o, III, Sa 1 -Bas.

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