‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 4)Chapitre 144 sur 395 · S6 BEAU · texte numérisé non relu

S6 BEAU

Beau, ironiquement.

1 1 Je Youdrois bien savoir, puisqu'il faut tout entendre , Ce que ces beaux censeurs peuvent en moi reprendre.

Éc. des Mar,y I, i.

19 Ne voudriez-vous point, par vos belles sornettes. - Ibid., ibid,

161 Voilà, beau précepteur, votre éducation! - Ibid., I, s.

339 Riez donc, beau rieur L . . — Ibid., ibid.

9&1 Venez, beau directeur, suranné damoiseau. - Ibid., III, 5.

io5i Et moi d'un tel vieillard je prise plus le zële

Que tous les beaux transports d'une jeune cervelle.

Ibid., m, 8.

596 Et de ces beatix blondins écouter les sornettes.

Éc. des Fem., II, 5.

i5&6 La beUe raisonneuse, est-ce qu'un si long temps

Je vous aurai pour lui nourrie à mes dépens? - Ibid., V, &.

Voilà, auprès' de vous, un beau petit morveux de prince I

Am. magnif., I, &.

Ces bêaitx fils, qui ont leur fraise si bien dressée. - Malh., II, 669.

I^es aiïrenx créanciers font sauter les domaines,

Et puis ces beaux messieurs protestent sur leur foy

QuMis se sont ruinez au service du Roy. - Scarrox , Jodelet dueUiitê, IV, 3.

Vraiment, mes beaux seigneurs, vous me la baillez belle. - Id., ibid., IV, h.

Aimez ce beau galant, je n^en suis point jaloux.

Th. Corh., D. Bertr, de Cig., IV, 6.

39 Depuis ce bel arrêt, le pauvre homme a beau faire. - Ric, Plaid,, I, 1.

si83 Voyez le beau sabbat quMIs font à noire porte I - Id., ibid., 1, 8.

G^est vous, le beau garçon? — Oui, Monsieur, c*est moi-même.

Babor, L'Andrienm, V, 9.

Mais ils ne demeurèrent pas en si beau chemin.

BossuBT, Hi$i. de» Var., a vol. in-/(% 1688, I, p. 1 a 0.

Est-ce que vous me prenez pour un chien, beau marquis de balle?

Kkgxard, Crit. de Vlloin, à b.fort., se. 6.

de beau monsieur-là est bien plaisant, d^amener des filles dans une hôtellerie pour le servir. - Id., Filles err., II, a.

3|c fiBel eêprit, beau jugement, avec le pronom voetre devant, est une façon de parler qu^il faut éviter comme estant de mauvaise grâce quand on le dit sérieusement ; car, si cest que Ton se veuille moquer de la pcrsoime à qui on le dit, alors il est bon. Néantmoins, M. de Malherbe dit sérieusement en des endroits de ses œuvres : vostre bel eeprit, voêtre beau jugement. Ce que j'ay de la peine à approuver. f>.

Vaooilas, édit Ghassang, II, p. 38o.

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