BEC
Ma plume est beaucoup fatiguée.
ScABROH, Virg. trav», Paris, David, 1706, II, p. 9o3.
iU) fut pour vous, dont vous ne doutez pas, beaucoup zélé jusques à son trépas. - 1d., Œuvr., 1700, F, p. a&3.
Ton maître, cependant, en est beaucoup épris. - Quinault, Lee Rivalee, 1,9.
Sans mentir, votre sort est ^ucoup' pitoyable.
1d., ibid.. Il, 6. - Cf. Id., ibid., IV, 5. - 1d.|, Coméd, eane comédie, I, 7.
^ G^cst le sons du mot anglais much, en espagnol mucho, en portugais muUo, en italien ttwlto, en vieux français moult, tous employés de même.
Bec , terme d'amitié.
i586 Mon pauvre petit bec, tu le peux si tu veux.
Ec, des Fem. , V, &
* G^est ainsi que La Fontaine a dit :
9/1 Un sien valet avoit pour femme
Un petit bec assez mignon. - La Fort., V, 607 : Contée, IV, 1 1.
Bec : passer l\ plume par le bec, locution.
4c Voir Plume : Paeêer la plume par le bec.
Bec ou Begque cornu.
1 163 Et sans doute ii faut bien qu'à ce becque cornu Du trait qu'elle a joué quelque jour soit venu.
Éc. des Fem. y IV, 6.
Que maudit soit le becque cornu de notaire qui me fit signer ma ruine I - Méd. malgré lui, I, 1.
n faut bien qu*il en soit venu
Quelqu^un à ce bègue cornu. - Scarror, Jodelet duelliete, IV, 7.
* Nous avons consulté tous les dictionnaires du temps de Scarron et de Molière ou antérieurs : Palsgrave, Rob. Estienne, Nicot, Cotffrave, Oudin, Monet, Guy Miègc, Richelet, Furetière; aucun n*a admis ce mot, qm ne se trouve dans aucune édition de TAcadémie; les dictionnaires itdiens, qui donnent becco et cornuto, traduisent chacun de ces mots par «mari trompé. t) — L^édition de Scarron, que nous avons sous les yeui, ne donne pas becque mais bègue cornu, forme adoptée aussi par Loret :
175 Les pirates de Barbarie Exercent toujours leur furie Sur Tcmpire de Neptune , . . .
Où ces maudits beguee-ccrnui Dans leurs courses et leurs ravages, Dérobent , par leurs brigandages , La valeur de bien des florins. - Loret, Muze hietor., at octobre t66a.